12 voiles de verres au lieu de 14
Elles représentent une surface totale de 3500 m² et se composent de 3 600 panneaux verriers de 1,5 x 3 m. La plus grande des douze verrières atteint 3 100 m² et compte 900 panneaux de verre. Cette géométrie de voiles de verre soutenues par des poutres en bois lamellé-collé et des poutres d'acier génère des efforts énormes.
La géométrie a d'abord été entrée en maquette numérique, et pour vérifier les calculs, une maquette physique a été construite et soumise en soufflerie à Nantes à des vents de 210 km/h, venant de 36 directions possibles, avec une rotation de 360° par pas de 10°.
La maquette a été équipée de 540 capteurs de pression et dépression. Pour chaque orientation, les mesures de pression/dépression ont été effectuées tous les quarts de seconde durant 10 minutes : 86 400 mesures au total ! Avec l'effet venturi entre les voiles, la vitesse des écoulements du vent atteint 310 km/h en certains points.
Une pérennité de 100 ans assurée

- La structure porteuse des 12 voiles, particulièrement complexe, associe acier et bois lamellé-collé. Doc. PP
Au total, le vent représente 15% des efforts qui s'exercent sur la structure. La dilatation thermique des voiles représente encore 15%. L’une des plus grosses bielles d'acier, côté bassin, peut par moments supporter jusqu'à 2 600 tonnes de charge.
Il valait donc mieux être sûr de son coup. Surtout, et comme le souligne Manuel Estèves c'est la troisième raison de l'importance des études initiales : le bâtiment est calculé pour une pérennité de 100 ans, au lieu de 30 pour un bâtiment normal.
Source : batirama.com / Pascal Poggi