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Architecture

Musée Fondation Louis Vuitton (2) : secrets d’un projet hors norme

2 min de lecture
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Musée Fondation Louis Vuitton (2) : secrets d’un projet hors norme
Musée Fondation Louis Vuitton (2) : secrets d’un projet hors norme

Un pavillon test sur le chantier

 

Vinci a en effet construit sur le chantier, un pavillon-test permettant d'installer une petite surface de chacun des éléments clefs de la façade – voiles, dalles en Ductal, etc. – pour vérifier leur comportement et leur apparence en vraie grandeur.

 

Ce pavillon a rapidement montré que des plaques de Ductal imparfaites créaient des projections d'ombres sous la lumière rasante des couchés de soleil, par exemple. Ce que les architectes ont considéré comme inacceptable.

 

Toute une procédure a donc été mise en place pour vérifier les plaques : mesure au laser de chaque plaque finie pour vérifier qu'elle corresponde exactement aux plans de calepinage et que ses dimensions sont conformes aux tolérances de quelques millimètres fixées par l'entreprise.

 

Vérification visuelle des plaques dans une chambre sombre

 

 

  1. Un pavillon-test, construit au tout début du chantier, démonté ensuite, a permis de vérifier le comportement des composants principaux des façades en grandeur réelle. Doc. PP

 

Ensuite, une chambre sombre a été construite dans l'usine Bonna Sabla de Conflans Saint-Honorine. Chaque plaque est  soumise dans cette chambre à une vérification visuelle à l'aide de projecteurs de lumière noire faisant immédiatement ressortir les défauts.

 

Toutes ses manipulations ont été effectuées par des personnels en gants blancs, de manière à ne pas tâcher les plaques. Les plaques ont ensuite été transportées vers le chantier par camion avec un luxe de précautions. Sur place, d'autres compagnons en gants blancs ont installé chaque plaque à son emplacement déterminé sur plan.

 

 

Source : batirama.com / Pascal Poggi

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Commentaires (2)

P

Pétry-Amiel

il y a 1 semaine

L'usinage en gants blancs me fait penser à la chirurgie esthétique de richissimes épouses Kataries. Quand on veut faire beau, on y arrive. Mais quand on veut donner du sens, c'est une autre affaire. Qu'en pense Gehry au seuil d'une retraite de grand faiseur? C'est vrai que Guggenheim à Bilbao a redressé la ville. L'architecture aurait-elle du sens? Dans ce cas l'argent aussi.

L

Louis-Eric SALEMBIER

il y a 1 semaine

Bravo ! La réalisation des cloisons intérieures a elle aussi été un tour de force. Ce lot traditionnellement plus modeste n'a pas eu le budget pour créer une usine, mais tout de même, ne les oublions pas !

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