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Inhibiteur de corrosion
« Nous avons utilisé deux techniques pour restaurer et protéger le béton, explique Alexandre Murienne, assistant de François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques. En zones courantes (rez-de-chaussée, galeries extérieures et murs périphériques), un inhibiteur de corrosion a été pulvérisé sur les fers apparents, après enlèvement du béton dégradé. Un mortier de réparation a ensuite permis de restaurer le béton.

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Protection cathodique
Sur les murs périphériques du sous-sol (ici photo du vide-sanitaire), une autre technique a été employée : ces murs épais de 15 cm d’épaisseur, en contact avec la terre, ont reçu une protection cathodique. Explication : une fois les murs percés, les treillis soudés du béton sont reliés avec des anodes afin de créer un effet “masse”. Un courant continu est ainsi diffusé dans les parois permettant de repousser l’humidité.

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Fenêtres élégantes en verre jaune
Des techniques très pointues ont été utilisées pour la restauration du béton et pour la création de nouvelles fenêtres, avec des bétons dits de composites ciment verre ou CCV. Ce micro-béton, riche en ciment (rapport sable/ciment=1), contient des fibres de verre (diamètre des filaments de 10 à 30 μm). Objectif : rendre toute la finesse du projet initial de Freyssinet, notamment pour les meneaux des fenêtres.

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Vitrage jaune armé
Quant au vitrage utilisé sur la verrière, il a fait l’objet de recherches approfondies dans les archives municipales ! Ambition : retrouver la teinte jaune d’origine fabriquée à l’époque par Saint-Gobain. Une mission accomplie qui a permis de reconstituer à l’identique 900 m2 de vitrage (coulé en Pologne) armé avec une maille d’un demi-pouce (voir photo ci-dessus).