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Architecture

Reims : la cathédrale de verre et de béton revoit le jour (page 3)

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Reims : la cathédrale de verre et de béton revoit le jour (page 3)
Reims : la cathédrale de verre et de béton revoit le jour (page 3)

 

 

  1. Etals en faïence et mosaïque Art Déco

Un travail minutieux a été fait sur la restauration des étals fixes en faïence du marché, ceux du boucher, du charcutier, du poissonnier, etc. Ces éléments de style Art Déco, mis en valeur par la grande horloge, ont été restaurés pour retrouver l’ambiance des lieux. «On n’a pas utilisé de la faïence blanc sanitaire» précise Alexandre Murienne. «On a conservé la mosaïque en bon état ainsi que certains éléments légèrement fissurés». Le fournisseur d’origine, les Céramiques du Beaujolais, a complété le puzzle en contretypant faïences et carrelage.

 

 

  1. Et la lumière fut

Enfin, les Halles ont bénéficié d’un important travail sur la lumière. Objectif : une mise en valeur lumineuse du bâtiment grâce à la restauration de la verrière mais aussi grâce à la création de puits de lumières sur les terrasses inaccessibles et la réalisation de faux plafonds. Il faut l’avouer, le pari est réussi : l’atmosphère créée par la verrière et les voutes cintrées au dessus des étals, comme des autels d’offrandes profanes, évoquent l’ambiance recueillie et bienveillante d’un Temple… de marchands.

 

 

Un peu d’histoire

 

 

A l’origine, les halles doivent intégrer un projet de raccordement au chemin de fer, comprendre des aménagements destinés à la vente en gros, au détail et à la criée, un espace réservé à la boucherie et un autre à la poissonnerie. L’eau doit être abondante et facilement utilisable.

Les 4 et 5 mai 1923, c’est le projet d’Emile Maigrot qui s’impose de par son concept architectural : une simple construction en béton armé sur arc parabolique doté d’une couverture. Avec le retour de la guerre, en juin 1940, les verrières, détruites, sont remplacées par un verre triple épaisseur de Saint-Gobain.

Si ce matériau assure une meilleure isolation, il transfère aussi la condensation sur les voûtes et entame leur dégradation, provoquant la carbonatation du béton. Fin 1959, un treillis métallique est mis en place pour recueillir les morceaux de béton qui se détachent de la voûte.

 

Depuis, aucune réparation d’envergure n’est effectuée et il faudra attendre le projet actuel de restauration des Halles. Source : Ville de Reims.

 

 

Fiche chantier

 

 

  • Coût de l’opération : 31 617 521 € TTC intégrant un partage de la maîtrise d’ouvrage et du financement entre la Ville de Reims et l’Etat.
  • Entreprises : 19 lots et 47 entreprises, 60 compagnons sur le chantier

 

 

Source : batirama.com / Fabienne Leroy

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