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Efficacité énergétique

Règlement européen (1) : la fin des chaudières atmosphériques

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Règlement européen (1) : la fin des chaudières atmosphériques
Règlement européen (1) : la fin des chaudières atmosphériques

Il existe en Europe toute une nomenclature des chaudières gaz et fioul en fonction de la manière dont les produits de combustion sont évacués et dont l’air comburant est amené au brûleur. Or, le type B1, des chaudières murales ou au sol, classiques, à tirage naturel avec coupe-tirage, ne pourra plus être vendu en Europe à compter de septembre 2018.

Ce n’est pas bien grave, pourrait-on penser. Il suffira de poser des chaudières à condensation étanches à ventouse – de type C – ou sans coupe-tirage de type B2 à la place. Ce n’est pas faux, mais il existe en France plusieurs millions de chaudières B1.

Elles sont cependant installées dans des configurations où l’on ne peut pas les remplacer facilement par des chaudières à condensation de type C ou B2. Ce sera même très compliqué et, parfois, il faudra remplacer d’un seul coup toutes les chaudières individuelles d’un immeuble.

 

 

© Bosch Thermotechnik

 

  1. Les chaudières basse température et Bas NOx assurent une excellente qualité de combustion avec de faibles taux de NOx. Mais à charge partielle, les fumées sont à température suffisamment basse pour condenser dans les conduits.

 

Deux millions de générateurs à problème

 

Depuis le milieu des années 50 et jusqu’à la fin des années 70 environ, la France a vu se développer des techniques de conduits de fumée très particulières en immeubles collectifs : l’alvéole technique gaz, la VMC gaz et le conduit Shunt ou Alsace.

Selon Poujoulat, la France compte près d’un million de chaudières individuelles de type B1 raccordées à des conduits individuels en logements collectifs, plus environ 600 000 chaudières B1 individuelles raccordées à des conduits Shunt ou Alsace.

D’autre part, 100 000 logements sont en alvéole technique gaz et 400 000 autres en VMC gaz en collectif, presque en totalité en simple flux. Ce qui indiquerait, au total, quatre configurations et plus de deux millions de générateurs à problème à compter de septembre 2018. Quel est le problème d’ailleurs ?

Le règlement européen demande des rendements et des qualités de combustions tels, à compter de septembre 2018, que seules les chaudières de type C ou B2, à condensation ou Bas Nox pourront être commercialisées. Or, de telles chaudières ne pourront être montées dans les quatre configurations pré-citées.

 

Un casse tête pour le remplacement des chaudières

 

Premièrement, la température de leurs fumées est trop basse, il est certain que la vapeur d’eau contenue dans les fumées condenserait dans ces vieux conduits non-isolés et que de l’eau ruissellerait à l’intérieur des conduits. Ils sont construits en éléments maçonnés non-étanches à l’eau et des fuites, puis des dégâts des eaux apparaîtraient rapidement.

Deuxièmement, les chaudières étanches (type C) à condensation ou Bas NOx sont pourvues d’un ventilateur pour bien gérer le mélange air-gaz dans le brûleur. Leurs fumées sont donc évacuées en pression, contrairement à celles des chaudières B1 à tirage naturel qui fonctionnent quasiment à pression atmosphérique.

Les vieux conduits maçonnés ne sont pas étanches à l’air et des fuites de produits de combustion risquent de polluer l’air intérieur des logements. D’ailleurs, la norme NF DTU 24.1 “Travaux de fumisterie”, dans sa version de février 2006, amendée en décembre 201 est claire.

Elle indique : « Le raccordement d’appareils basse température et à condensation est interdit sur des conduits collectifs existants à départ individuel (type Shunt), hors procédés spécifiques de réhabilitation faisant l’objet d’un Avis technique ou d’un document technique d’application ».

Faut-il modifier les conduits ?



Imaginons, en septembre 2018, un installateur appelé par un client parce que sa chaudière individuelle classique de type B1 est en panne. Si la chaudière est installée dans l’une des 4 configurations ci-dessus, il sera forcé de modifier le conduit à grand frais s’il s’agit d’un conduit individuel.

S’il s’agit d’un conduit collectif – Alvéole technique gaz, VMC gaz, Shunt ou Alsace – il sera contraint de dire à son client que tous les appartements de l’immeuble doivent modifier leur conduit collectif et que tous doivent remplacer leurs chaudières individuelles en même temps.

S’il s’agit d’une seule chaudière en panne dans une copropriété, imaginez la réaction des autres copropriétaires. Il existe pourtant un petit nombre de solutions, exposées dans notre article suivant “Les solutions après septembre 2018”.

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Commentaires (1)

M

Micmac

il y a 1 mois

Bonjour J’habite dans un immeuble collectif de 1960, la cheminée d’évacuation des fumées est de type shunt. J’envisage de remplacer ma chaudière FRISQUET de 29 ans, installée dans la salle de bain, par la chaudière FRISQUET dernière génération de type B1 répondant aux normes européennes du 26/09/2018. Ma question Est ce que je peux la remplacer en lieu et place de l’ancienne ? (elle se trouve à plus de 60 cm de la baignoire) Je vous remercie de votre attention. Cordialement

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