Développement d’une industrie “adiabatique”
Oxycom, de son côté, ne fabrique pas de produits finis, mais des sous-ensembles pour solutions adiabatiques. Il en expose deux nouveaux à Chillventa : l’échangeur adiabatique Oxyvap et l’échangeur Oxycell.

- Les machines AdiaVent de Hoval associent ventilation double-flux et rafraîchissement adiabatique. Elles sont disponibles sous diverses formes et s’installent notamment au sol avec des gaines de soufflage et de reprise d’air. Doc. Hoval
Oxyvap se présente sous forme d’un châssis aluminium à l’intérieur duquel est monté un échangeur adiabatique, composé de feuilles d’aluminium développées par Oxycom pour obtenir une évaporation maximale.
A une vitesse d’air de 2 m/seconde, cet échangeur offre en sortie un air saturé avec un taux d’humidité de 90%, pour une perte de pression d’air de 45 Pa seulement. Grâce au fort pouvoir de rétention d’eau de cet échangeur, il n’est pas nécessaire d’installer un recueil de gouttelettes jusqu’à une vitesse d’air de 3 m/s.
Un taux de près de 90 % de récupération de chaleur
L’échangeur Oxyvap peut être monté dans des CTA, en entrée du flux d’air d’un groupe froid air/eau ou d’un aéroréfrigérant ou bien encore dans toutes les machines de déshumidification. Oxycell est le seul échangeur double-flux capable de fonctionner durant les quatre saisons efficacement.

- Pour les très gros besoins de rafraîchissement, Hoval propose des splits triple effet : ventilation double-flux avec récupération de chaleur, rafraîchissement adiabatique et batterie froide raccordée à un groupe froid extérieur. Doc. Hoval
C’est un bloc modulaire que les fabricants de ventilation double-flux peuvent monter dans leurs appareils. En hiver, il fonctionne comme un échangeur classique avec un taux de récupération de chaleur de 85 à 90%.
En été, grâce à son fonctionnement adiabatique indirect, il souffle de l’air à 18-20°C pour un air extérieur à 30-35 et un air extrait à 25°C, sans modifier l’humidité ambiante dans le bâtiment. Avec de telles valeurs, son rendement “bulbe humide” atteint 130% en été, pour une consommation électrique inférieure de 80% à celle d’un système de climatisation classique avec la même puissance de rafraîchissement. Suite au prochain épisode…
Source : batirama.com / Pascal Poggi