Ce pur produit de la formation en alternance a fait honneur à son CFA de la Roche sur Yon, à sa profession et à son pays. Tous les concurrents attendaient avec impatience ce rendez-vous londonien pour faire enfin Leur compétition !

Pour commencer les festivités mercredi 5 octobre, les carreleurs se sont vus proposer du sinueux, du relief rectiligne et du rond. Trois éléments majeurs du patrimoine londonien composaient le hors-d'oeuvre des 21 compétiteurs : la vétérane Tamise, l'inoxydable Big Ben et la moderne Roue qui offre un panorama unique sur Londres.
L'ensemble devant être terminé jeudi 6 octobre fin d'après-midi pour notations. Sur la gauche de ce premier tableau au fond bleu et vert, se dresse un Big Ben stylisé à réaliser en relief avec des briques de béton cellulaire.
La Tamise, Big Ben et la Roue au menu
La partie verticale de la Tamise bleu foncé est formée de deux rives dont la géométrie est hétérogène. La rive gauche est un arrondi convexe en haut puis concave en bas qui serpente entre 7 carreaux verts et 7 carreaux bleus.
L'angle inférieur droit de l'axe de la roue et l'angle inférieur gauche de la Tamise stylisée sont reliés par le même joint vertical. La rive droite de la rivière est une suite de 2 droites qui filent entre 5 carreaux verts et 5 carreaux bleus.
Une vigilance de tous les instants s'impose car les joints correspondants doivent être filants avec le tableau de gauche comportant le drapeau et le sol carrelé. Bien que cette première partie soit notée sous 48 heures, les concurrents s'activent pour attaquer les coupes de l'épreuve suivante. Les écarts se creusent déjà et certains carreleurs sont décrochés.
Le drapeau anglais flottant

Le plat de résistance se matérialise par un fond de carreaux bleu clair au sein duquel est planté le drapeau flottant du Royaume-Uni avec, à sa gauche, un mat vertical gris d'une largeur d'un demi-carreau.
Le drapeau présente trois difficultés principales. La croix centrale est formée de 3 bandes d'épaisseurs et de couleurs différentes. Les bandes situées de part et d'autre de la croix centrale ne forment pas des diagonales filantes. Les douze bandes obliques demandent une grande dextérité lors de la coupe des pièces car toute erreur dans la prise de cote se paie cash.
La réalisation de ce drapeau infernal est l'incarnation de l'excellence dans l'art de concevoir et de poser. Une excellente gestion du temps imparti et une dextérité hors normes sont indispensables pour rester dans la course au titre.