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Finition-Décoration

Peintures et finitions

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Peintures et finitions
Peintures et finitions

 

Si vous mettez vos produits en œuvre, sur des fonds insuffisamment secs, en cas de problèmes ultérieurs, votre responsabilité sera totalement engagée…  modèle de courrier

 

Et cela, même si l’ordre est donné, par le maître d’ouvrage, ou par le maître d’œuvre, de commencer les travaux. Lorsque l’on sait que plus de deux sinistres sur trois, dans le domaine de la finition, ont pour origine un excès d’humidité des subjectiles, on ne peut qu’encourager l’applicateur à ne pas sous estimer l’importance d’une bonne reconnaissance des fonds avant exécution des prestations. Cette reconnaissance des fonds est décrite dans le chapitre V des DTU 59.1 (Peintures) et 59.4 (revêtements muraux/papiers peints) et dans le chapitre III du DTU 59.3 (Peintures de sol).

 

Elle consacre une part essentielle à la vérification du taux d’humidité des matériaux qui vont recevoir les revêtements. Ce contrôle n’est pas du genre “tout ou rien”. Des valeurs maximales (en % massiques) sont annoncées, en fonction des types de supports, valeurs à partir desquelles, on ne peut commencer les applications. Les causes de la présence d’eau Les causes de présence d’eau dans les matériaux devant recevoir un revêtement sont multiples. - Eau résiduelle de confection du matériau (plâtre, mortier de ciment, béton…). C’est le cas rencontré le plus fréquemment en travaux neufs. Les délais d’exécution sont serrés et les supports n’ont pas eu le temps de sécher suffisamment. - Remontées capillaires : dans les constructions anciennes, généralement. On vérifie que le taux d’humidité est maximal en parties basses et décroît avec la hauteur. - Fuites d’installations sanitaires, canalisations, défauts d’étanchéité de bacs à douches, carrelages de salles d’eau… - Défauts de toitures, terrasses, chéneaux, descentes d’eaux pluviales… - Défauts d’étanchéité des parois, - Inondation.

 

Comment mesurer l’humidité d’un subjectile ?

 

La méthode de référence consiste à effectuer un prélèvement du matériau, que l’on place immédiatement dans un emballage étanche. Le prélèvement est rapporté en laboratoire le plus rapidement possible où il est pesé et placé en étuve ventilée réglée à 70 °C. L’échantillon est ensuite pesé régulièrement jusqu’à poids constant. La perte de poids totale, rapporté à la masse sèche du matériau, en pourcentage, fournit la valeur du taux d’humidité au moment du prélèvement. On ne peut imposer à l’Artisan Peintre ou au Compagnon une telle vérification.

 

Utilisez un humidimètre

 

Il existe des appareils spécialement conçus pour les professionnels, de faible encombrement, robustes, d’utilisation simple (les valeurs “admises”, “limites”, ou “interdites”, sont signalées par des diodes de couleurs vertes, oranges en rouges, respectivement), de coût raisonnable, et dont la précision est suffisante pour une prise de décision claire. À conseiller, les appareils capacitifs, de contact (pas d’aiguilles à planter dans du béton, ou une riche tenture) qui fournissent une indication sur les 3 ou 4 cm d’épaisseur du support, à partir du plan de contact.

 


Source : Batirama.com / Rolland Cresson Directeur de l’Iref, Institut national de recherche et d’étude de la finition

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