De la qualité des travaux préparatoires, dépendra en grande partie le comportement du futur revêtement. Malheureusement les rabais ou les prix alléchants en matière de finition, sont souvent consentis pour des pseudo-professionnels qui, font l’impasse sur certaines de ces prestations préparatoires.
A relire : les tableaux des DTU
Les DTU 59.1 et 59.4, dans les articles 6.4.1 de leurs CCT, énumèrent les différentes opérations destinées à préparer le subjectile, c’est-à-dire de rendre ce subjectile, apte à recevoir, dans les meilleurs conditions les apprêts et les finitions. Ce sont en fait, les différents tableaux des DTU qui synthétisent la nature des travaux préparatoires à exécuter, en fonction des subjectiles à revêtir. Si, en travaux neufs, l’approche du volume des différents postes préparatoires se fait de façon relativement identique d’un chantier à l’autre, il n’en va pas de même en matière de travaux d’entretien.
Prudence en rénovation
Certaines opérations devront être particulièrement appuyées dans certains cas par rapport à d’autres, en fonction de l’état très variable du subjectile au moment de commencer les travaux. Un ouvrage régulièrement entretenu, fréquemment lavé, demandera des préparations minimales par rapport à celles exigées d’un ouvrage peu surveillé, pour viser un résultat satisfaisant dans les deux cas. D’où l’importance que revêt la reconnaissance des fonds avant de proposer une solution et un prix pour les futurs travaux d’entretien.
Ce que vous ne devez pas faire
Attention ! En travaux neufs ou de réhabilitation lourde, les travaux préparatoires n’ont pas pour but de remettre en état des subjectiles mal montés mis en œuvre de façon incorrecte, ou présentant des défauts non admis dans la technique propre du corps d’état concerné :mauvaise planéité, nids de cailloux, balèvres, joints défectueux, bande à joint de plaques de plâtre décollée, déchirée, percée… étalement de colle à carreaux de plâtre, éléments en acier non traités en atelier par sablage et primaire anti-corrosion, bois insuffisamment poncé…Les corrections nécessaires sont à la charge du Corps d’état réalisateur de l’ouvrage : Maçon, Plaquiste, Serrurier, Menuisier…En travaux d’entretien, l’Entreprise de finition a le devoir, lorsque le cas se présente, d’indiquer au Maître d’ouvrage ou au Maître d’œuvre, les travaux de confortation des subjectiles ne relevant pas de sa spécialité et jugés indispensables pour permettre la mise en œuvre des finitions.
Source : Batirama.com / Rolland Cresson, directeur de l’Iref