Solution n° 1 : revêtements attachés par agrafes métalliques avec polochons

Il s’agit d’un système constitué de plaques de pierre fixées à un support par des agrafes enrobées dans un polochon placé dans l’épaisseur de la lame d’air ventilée ménagée entre le revêtement et le support porteur.
Les revêtements attachés par agrafes métalliques et polochons ne sont admis que si les conditions ci-après sont respectées simultanément :
- absence d’isolation du côté extérieur du mur support ;
-
joints entre les pierres :
- laissés vides pour les bâtiments en situation a, b ou c (voir NF DTU 20.1?P3), de hauteur inférieure ou égale à 18 m ;
- remplis pour les bâtiments en situation a, b, c ou d (voir NF DTU 20.1?P3), de hauteur inférieure ou égale à 28 m ;
- surface des plaques de pierre inférieure ou égale à 1 m2, dont la plus grande dimension n’excèdera pas 1,40 m ;
- distance entre la plaque de pierre et son support (lame d’air) entre 2 à 5 cm.
Les agrafes métalliques doivent être composées de fil inoxydable dans la masse et avoir un diamètre minimal de 4 mm en extérieur et 3 mm en intérieur. Au nombre de quatre par plaque en partie courante dans les champs horizontaux ou verticaux des plaques, elles peuvent être soit :
- scellées au mortier dans le support (béton armé ou non, béton de granulats légers, briques pleines ou perforées, blocs pleins ou perforé de béton de granulats courants ou légers, maçonneries de pierre naturelle) ;
- fixées mécaniquement dans une cheville ancrée dans le support (béton armé ou non).
D’autres combinaisons “type de fixation/support” peuvent être envisagées sous réserve de justifications techniques particulières.
Les polochons, quant à eux, doivent complètement enrober les attaches et recouvrir les scellements lorsqu’ils existent. Généralement, leur diamètre est de 10 cm et leur épaisseur égale à celle de la lame d’air entre la plaque de pierre et son support.
Non continus, ils peuvent être faits en plâtre (uniquement pour les revêtements intérieurs) ou en mortier de même composition que celui du mortier de scellement (pour les revêtements intérieurs ou extérieurs).
La fixation des plaques se fait par une pénétration minimale de l’agrafe de 25 mm, dans un trou dédié à cet effet, d’au moins 30 mm de profondeur, sur le chant de la plaque de pierre. Les axes des trous doivent respecter les prescriptions données dans le DTU 55.2.
Lors de la réalisation de revêtements muraux attachés par agrafes métalliques et polochons, trois types de joints doivent être exécutés :
- joints courants entre plaques : d’épaisseur comprise entre 5 et 10 mm, ils peuvent être garnis au mortier de ciment ou laissés vides ;
- joints du gros œuvre et de dilatation : ils doivent être réalisés dans la même largeur et sensiblement aux mêmes emplacements dans les plaques de pierre ;
- joints de fractionnement : ils sont à prévoir tous les 3 m en horizontal (tous les 6 m en intérieur – le joint sous la 1re assise est laissé vide), tous les 8 m et aux extrémités des façades en vertical.