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Ventilation : priorité à l'aération et aux économies d'énergie (page 2)

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Ventilation : priorité à l'aération et aux économies d'énergie (page 2)
Ventilation : priorité à l'aération et aux économies d'énergie (page 2)

 

Solution n° 1 : La VMC simple-flux

 

Dans quel cas ou quel type de bâtiment ?

 

Le système de VMC simple-flux s’installe depuis des années dans les immeubles de bureaux, ou d’habitation individuels ou collectifs, tant dans le neuf qu’en rénovation.

 

Les performances exigées par la RT existant ?

 

Pour favoriser un bon renouvellement d’air du logement, la réglementation précise que chaque fenêtre ou porte-fenêtre installées dans les pièces principales doivent être équipées d’entrées d’air.

 

Autre exigence, les ventilateurs nouvellement installés doivent être “basse consommation”, économe en énergie électrique. À titre d’exemple les nouvelles générations d’extracteurs consomment aujourd’hui près de 10 W alors qu’un groupe d’extraction standard consomme lui 35 W !

 

Les performances thermiques (ou autres) de la technique ?

 

Qu’elle soit autoréglable ou hygroréglable, la VMC simple-flux s’impose comme une solution efficace pour favoriser une bonne aération des bâtiments d’habitation.

 

Les limites et les freins ?

 

La présence d’entrées d’air en façades peut être génératrice de nuisances acoustiques.

 

Cas 1 : La VMC autoréglable

 

vmc1.jpg

 

À l’origine de la ventilation mécanique contrôlée, le système autoréglable équipe aujourd’hui une grande majorité des logements dotés d’une VMC. Le principe de la VMC autoréglable est simple.

 

L’air pénètre dans l’habitation par des entrées d’air situées dans les fenêtres ou portes-fenêtres des pièces principales. Elles sont munies ou non de manchons acoustiques de façon à respecter un niveau acoustique acceptable, et de ne pas être un moyen de transmission des bruits extérieurs.

 

Cet air, introduit dans les chambres et séjours, est extrait dans les pièces humides, cuisines, salles de bains et WC au moyen de bouches d’extractions autoréglables mises en places dans ces pièces d’eau.

 

La circulation de l’air dans le logement se fait par les détalonnages des portes intérieures à l’habitation. Les bouches d’extraction sont reliées à un caisson de ventilation par des gaines généralement souples en habitat individuel, et plutôt rigides pour un immeuble de logements collectifs.

 

Ces conduits rigides favorisent le flux d’air et réduisent au minimum les pertes de charge dans les conduits.

 

Intérêts : son coût inférieur à une solution hygroréglable est souvent un facteur décisif.

Limites : ce type de ventilation ne tient pas compte de l’humidité, ni de la qualité de l’air apportée, ni du nombre d’occupants.

 

Cas 2 : La VMC hygroréglable

 

vmc2.jpg

 

Basé sur le même principe que celui de la VMC autoréglable, le système hygroréglable voit le renouvellement de l’air régulé suivant le taux d’humidité.

 

Ce système se décline en deux versions : l’hygro A et l’hygro B. La différence entre ces deux solutions réside dans le choix des entrées d’air. Celles-ci sont de type autoréglable pour ­l’hygro A et hygroréglable dans le cas de l’hygro B.

 

Dans les versions hygro A et B, l’air pollué est extrait par des bouches hygroréglables équipées de capteurs d’humidité, dont les débits varient en fonction du taux d’humidité présent dans les pièces.

 

Chacune d’elles est alors ventilée en permanence selon son occupation et la ventilation s’adapte automatiquement aux besoins. En cas de forte demande (cuisson, douche…), les vapeurs et polluants sont rapidement évacués.

 

Ce système présente donc l’avantage de produire une meilleure qualité d’air, favorisant également la disparition des phénomènes de moisissures, source de bon nombre de sinistres dans les immeubles d’habitations.

 

Le système hygro gaz, autre solution de VMC hygroréglable, assure à la fois l’extraction de l’air vicié en cuisine et les produits de combustion de la chaudière. Les débits sortant sont régulés thermiquement en cuisine et selon l’humidité en sanitaires.

 

Enfin, pour être conforme à la réglementation, tout système de VMC hygroréglable doit bénéficier d’un Avis technique délivré par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).

 

Intérêts : en VMC hygroréglable, les risques de condensation sont éliminés ; c’est une solution idéale pour les zones à climat humide ; la VMC hygro gaz permet d’éviter la présence de ventouse en façade.

Limites : le design des bouches d’extraction est diversement apprécié ; le coût de ce système est légèrement supérieur à une solution VMC autoréglable.

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