Dans un contexte de maîtrise des dépenses énergétiques et de prise de conscience des enjeux environnementaux, l’énergie solaire est un marché porteur d’avenir : en toiture, façade, verrière, en garde-corps, brise-soleil… tout est aujourd’hui techniquement possible.
La seule contrainte, pour que le système soit efficace, est de respecter quelques règles simples de conception et de mise en œuvre :
- adapter le nombre et la surface des capteurs aux besoins à couvrir et au taux d’ensoleillement de la région (déterminé par 4 zones climatiques françaises) ;
- vérifier l’orientation des capteurs en choisissant de préférence une orientation plein sud même si les orientations sud-est et sud-ouest donnent de bons rendements ;
- faire attention au masque solaire c’est-à-dire aux ombres portées provenant des arbres ou des bâtiments alentours.
Concernant le photovoltaïque, un des grands enjeux est l’amélioration du rendement des cellules qui, en l’état actuel, n’atteint que 30 % et uniquement en laboratoire…
Ce qui n’empêche pas les industriels d’innover avec des solutions techniques qui jouent la carte de l’intégration au bâti ou de la légèreté pour se mettre en œuvre sur des toits à faible pente et limiter les renforts de charpente…
AVIS D'EXPERT
![]() |
Germain Gouranton, Vice-président d’Enerplan en charge du photovoltaïque |
« Il faut une une double compétence »
L’installation de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques requiert clairement une double compétence : l’une pour la partie électrique (dans le cas d’un système photovoltaïque) ou plomberie/chauffagiste (dans le cas d’un système thermique), l’autre pour l’intégration des panneaux au bâti, en façade ou en couverture.
La plupart des problèmes repérés à la mise en œuvre proviennent justement du fait de cette interface entre plusieurs métiers : couvreur/ façadier + électricien ou couvreur/ façadier + chauffagiste/plombier.
Le professionnel installant par exemple les panneaux photovoltaïques doit donc être formé aux règles de l’Art concernant le travail en hauteur et les risques de chocs électriques. Il est donc conseillé de cumuler les deux compétences nécessaires à l’installation du système, d’autant que le marché est axé sur des solutions en intégration plutôt qu’en surimposition.
En mise en œuvre en toiture il faut, par exemple, insister sur la solidité de la fixation des panneaux sur la charpente, sur le remplacement systématique des liteaux ou voliges existant destinés à recevoir les panneaux, sur l’intérêt d’une conception avec une double barrière d’étanchéité, sur l’obligation de ne prévoir aucun organe de fixation dans la zone d’écoulement des eaux.
A noter qu’une certification / qualification Qualibat sur les systèmes photovoltaïques IAB (intégration au bâti) ou ISB (intégration simplifiée au bâti) est attendu d’ici fin 2012.
