Solution n° 3 : Toitures végétalisées

La toiture végétalisée, par l’amélioration de l’esthétique qu’elle apporte, sa contribution thermique et acoustique, sa capacité à réguler les eaux pluviales, s’inscrit dans les projets où la démarche environnementale est prioritaire.
Pour les bâtiments collectifs, le choix se portera, en fonction de la pente, soit sur une toiture végétalisée intensive ou semi-intensive. Avec une pente maximum de 5%, la toiture végétalisée intensive (végétation composée de gazon et d’arbres), aura une épaisseur de substrat de 30 cm à 1 m.
Le support béton devra supporter un surpoids supérieur à 600kg/m2. Avec une pente comprise entre 5 à 10%, pour réaliser une TTV semi-intensive, le support sera soit en béton, acier ou en bois et 12 à 30 cm de substrat accueilleront une végétation composée de gazon et d’arbustes et le surpoids pourra atteindre de 150 à 350kg/m2.
Dans le cas des maisons individuelles, la toiture dite extensive, sur support béton, acier ou bois, comprendra une couche de substrat de 4 à 15 cm qui accueille une végétation de graminées, de mousses et de sédum.
Avec une pente maximum de 20%, le surpoids acceptable de 30 à 100kg. Dans tous les cas, l’exécution de ce type de chantier est réservée aux professionnels munis d’une garantie décennale.
Selon la surface à couvrir, le choix des végétaux, la pente et les travaux pour renforcement des supports les spécificités de l’installation, un complexe total intégrant l’étanchéité et la végétalisation coûte en moyenne entre 50 et 100 € le m2 mais inférieure aux toitures terrasse-jardin dont le prix oscille entre 150 et 300 €/m2. Le surcoût au niveau de la construction (charge supplémentaire, étanchéité, plantations) sera compensé par des économies d’isolation et de climatisation.
Intérêts :
protection de l’étanchéité contre les UV et le rayonnement thermique solaire. Qualité de l’environnement. Réduction des ilôts de chaleur en milieu urbain tout en contribuant à la rétention et à la régulation des eaux pluviales.
Limites :
l’épanouissement des plantes prend quelques années. L’entretien indispensable et régulier. Le surcoût à la construction.