Règle n°1 : Fixation : un nouveau DTU à respecter
En effet, on n'utilise pas le même procédé suivant que l'on est en présence de tuiles canal, plates ou à emboîtement. D'une façon générale, on préconise une fixation par crochetage, pannetonnage, pour chaque
tuile si l'on se situe en zone particulièrement exposée, ou une sur cinq dans les autres cas, et suivant les pentes des toits. Les tuiles de rive et d'égout sont, elles, toutes fixées. De nombreux crochets à tuiles sont présents sur le marché, sachant que chacun correspond à un modèle de tuiles et en fonction des lattes posées sur les chevrons. Utiliser un crochet non parfaitement adapté peut conduire à des défauts de mise en œuvre comme un mauvais emboîtement et le soulèvement des éléments de la couverture. Les DTU, qui subissent actuellement une refonte globale sont toujours en attente de publication. Les évolutions probables tendront à renforcer les fixations des tuiles et à prendre en considération les nouveaux systèmes et produits comme les colles par exemple. Autre changement, ces nouveaux textes devraient favoriser la mise en place d'écrans de sous-toiture. On parle aussi d'une possible disparition de la carte des vents des règles NV 65. On prendrait alors en compte la situation géographique de chaque chantier, en intégrant la hauteur de la toiture, sa localisation, en secteur urbain ou proche d'une forêt par exemple... A suivre
Règle n°2 : Ecrans de sous-toiture : ne les négligez pas !
Principalement destinés à protéger les combles et leur isolation de désordres liés aux infiltrations d'eau
accidentelles extérieures, les écrans de sous-toiture s'imposent depuis près de 30 ans. Ils sont mis en place sous la forme de feuilles souples déroulées sur la charpente ou sur le voligeage. Ces produits ont connu des évolutions significatives au gré du temps et des saisons, pour aboutir à des systèmes de plus en plus performants. On distingue quatre grandes familles d'écrans de sous-toiture. Les plus anciens se présentent sous la forme de feuilles à base de films plastiques ou de feutres bitumés. Sont apparus ensuite les films synthétiques micro perforés. Depuis une dizaine d'années maintenant, les écrans Hautement Perméables à la Vapeur (HPV) se posent directement sur l'isolant des combles aménagés (sans lame d'air ventilée). Ces produits présentent la faculté de laisse passer la vapeur d'eau par des micro-capilaires. Ces trois premiers types d'écrans se partagent à part sensiblement égale un marché pour le moins dynamique affichant un total de 45 millions de m² !