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S2 : Quelles couvertures en montagne ?

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S2 : Quelles couvertures en montagne ?
S2 : Quelles couvertures en montagne ?

 

Solution n° 3 : Ardoises et lauzes

 

La frontière entre l’ardoise rustique et la lauze varie d’une région à l’autre. On admet néanmoins  que l’on est en présence de lauzes lorsque le poids de la couverture dépasse 50 à 60 kg/m². Pour des raisons d’environnement, l’extraction de la lauze se fait rare en France, de nombreux produits sont importésmont4-386.jpg d’Italie. Les ardoisières d’Angers, mais aussi les ardoisiers espagnols fournissent également des schistes le plus souvent très calibrés, plus proches dans l’esprit de l’ardoise épaisse que de la lauze. Enfin, il existe des ardoises en fibres ciment destinées aux couvertures en climat de montagne. Ces produits possèdent une épaisseur supérieure à 5 mm, soit 25 % de plus qu’une ardoise fibres-ciment standard.Ils offrent ainsi une meilleure résistance aux charges de neige et à l’abrasion. De plus, ils bénéficient des atouts traditionnels du fibres-ciment :  résistance au gel et à l’accumulation des cycles gel/dégel, imputrescibilité.

 

Les produits naturels peuvent avoir des aspects et des tailles très différents comme les éléments calibrés et losangés (Saint Véran dans les Hautes Alpes).

 

A RETENIR :

 

Intérêts : Tradition, pérennité, esthétique, durabilité, résistance au gel

 

Limites : limite an altitude pour les ardoises classiques, poids pour les lauzes, prix fourni posé pour les lauzes...

 

Solution n° 4 : Bardeaux bitumeux 

 

En plaine, le bardeau bitumineux a mal survécu aux différentes augmentations des prix du pétrole, mais aussi à de nombreux litiges souvent liés à l’emploi d’un support inadapté.

 

La situation est différente en montagne. Ses qualités d’ingélivité, de légèreté, mais aussi son aptitude aux mont5-386.jpgfaibles pentes font qu’il est encore très utilisé en altitude, y compris pour des constructions « haut de gamme ». La qualité de la pose, mais aussi le choix du support qui doit être toujours continu,  conditionnent la tenue dans le temps de ces produits. Quel que soit le fabricant, le bardeau bitumineux est composé d’une armature de voile de verre ou de feutre cellulosique, recouvert d’un mélange de granulats minéraux et de bitume. L’épaisseur est variable, et selon la teinte, ce type de couverture se rapproche de l’esthétique de la tuile ou de l’ardoise. Des découpes particulières en écaille sont possibles. l existe même un bardeau écaille recouvert d’une feuille de cuivre.

 

Malgré une connotation « bas de gamme », le bardeau bitumineux reste très utilisé en montagne. Bien posé, il peut être très durable avec l’avantage de s’accommoder de toitures à faible pente.

 

A RETENIR : 

 

Intérêts : Utilisable avec des faibles pentes, légèreté, prix fourni posé

 

Limites : aspect fade (sauf produits particuliers), image non valorisante, pérennité dépendante du support et de la qualité de pose

 

Solution n° 5 : Tavaillons ou le retour de produts oubliés 

 

Tavaillon, bardeau de bois, aisse, eschandole, scandule, écaille... Selon les régions et la taille des éléments, les couvertures en bois prennent des appellations différentes.

 

Constituées de mélèze, de châtaignier ou de red cedar, elles reviennent en force dans de nombreuses régions. Il s’agit dans certains cas d’une redécouverte de l’architecture locale, mais c’est également un réel phénomène de mode, puisque les tavaillons se rencontrent maintenant dans des régions qui enmont6-386.jpg étaient historiquement dépourvues. Les tavaillons se posent au clou, selon une technique de pose proche de celle de l’ardoise. Les recouvrements varient en fonction des produits, de la pente, du site. Ils sont laissés bruts et grisent avec le temps. Les fabrications sont le fait de petites unités implantées régionalement, dans les Alpes, le Jura et les Vosges pour les résineux. Néanmoins, le producteur le plus important est situé dans le Limousin, une région ou le châtaignier est très implanté.

 

Dans certaines zones de tradition, le tavaillon couvre les toits de maisons anciennes. Il est également à nouveau utilisé en construction neuve.

 

A RETENIR :

 

Intérêts : tradition, esthétique, durabilité

 

Limites : nécessite une main d’œuvre qualifiée, prix fourni posé élevé, peu de producteurs de grande capacité.

 

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