Solution n° 4 : Les imitants
En montagne, le bac acier, résistant mais utilitaire, avait depuis longtemps détrôné les lauzes, lourdes, et chères. Il y a vingt ans, ce n’est pas un tuilier, mais Eternit, qui a eu le premier l’idée d’une tuile à emboîtement qui ressemble à une lauze. Réalisé en béton de résine, ce produit baptisé « Méribel » était techniquement sophistiqué, esthétiquement séduisant mais coûteux. Il ouvrira la voie à des produits en terre cuite et en béton d’aspect moins abouti, mais financièrement plus abordables. Ils s’appellent Tuilauze ou Pierre de Lauze et s’adressent aux maîtres d’ouvrage et aux couvreurs qui veulent éviter le bac acier, sans tomber dans les contraintes techniques et financières de la vraie lauze. Ce sont toutes des tuiles à
emboîtement, avec la simplicité de pose qui va avec. Ce point est particulièrement important, car les couvertures de montagne se doivent d’être simples, sans ouvrages compliqués source de problèmes dans le temps et de rétention de neige. L’aspect se situe à mi-chemin de la tuile classique et de la lauze, avec un coût fourni posé qui peut être divisé par deux ou trois selon le cas de figure.
Plus tard, les tuiliers se sont inspirés du précurseur Eternit pour commercialiser des produits esthétiquement moins aboutis, mais beaucoup plus économiques.
A RETENIR :
Intérêts : Couverture très économique comparativement à la lauze ; Facilité de pose ; Aspect régional marqué
Limites : Aspect répétitif par rapport à une lauze ; Produits interdits dans certains secteurs protégés.