Olivier Dixneuf, couvreur*
L’activité de mon entreprise de 4 salariés s’ oriente à 80% vers la construction neuve. Dans notre région de tradition de tuile canal, nous posons essentiellement de la tuile romane et méridionale, béton et terre cuite. Pour des raisons de coût, la tuile canal est réservée à des chantiers plus traditionnels ou en site protégé. Nous utilisons la tuile béton pour des raisons économiques, mais aussi parce qu’il s’agit d’un matériau très durable et nécessitant peu d’énergie en fabrication. En terre cuite ou en béton, ces tuiles à emboîtement sont plus fiables dans le temps. Les prix des chantiers imposent une organisation sans faille pour espérer dégager une marge normale. Nous travaillons surtout avec quatre modèles de tuiles que nous stockons, y compris les différents accessoires. Ce choix implique plus de trésorerie, contrainte compensée par les gains de temps obtenus.
*Entreprise Largeau et Fils79 Niort
Sylvie Berhault*
Le marché des tuiles à emboîtement est très porteur. Les couvreurs recherchent une mise en oeuvre simplifiée et des temps de pose réduits. Ces produits sont devenus des « standards », particulièrement dans les régions de tuile canal, ou la tuile à emboîtement représente 80% des applications. Leur aspect est très proche de celui de la tuile canal, avec une étanchéité optimisée. L’intérêt pour les tuiles anciennes nous a poussé à commercialiser un produit d’aspect vieilli, la Canal Midi Patinée, qui est une réponse rationnelle au marché des tuiles de récupération.
*Directeur marchés Tuiles chez Lafarge Couverture
Règlementation
Pour les tuiles à emboîtement, les DTU spécifiques auxquels il faut se référer sont les suivants :
• DTU 40.21 ( NF P 31.302 ) : couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief
• DTU 40.211 ( NF P 31-203 ) : couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat
• Mise en œuvre de couvertures au dessus de 900m : guide des couvertures en climat de montagne édité par le CSTB.