Solution 1 : Les panneaux solaires intégrés

Remplaçant une partie de la toiture, les panneaux solaires intégrés sont considérés comme des éléments de l’enveloppe du bâtiment sur lequel ils sont posés.
Les panneaux intégrés nécessitent en rénovation une dépose des tuiles ou des ardoises du toit, ainsi que des liteaux et, si besoin est, des éléments de sous toiture en place.
Comme en construction neuve, l’installateur pose ensuite un écran de sous toiture et les supports des capteurs. Puis il installe les capteurs eux-mêmes et reconstitue le reste de la toiture si les panneaux ne l’occupent pas entièrement, avant de vérifier l’étanchéité de l’installation.
Pour l’installation de panneaux photovoltaïques, il procède par ailleurs à l’installation électrique : pose de la descente des câbles, des onduleurs, des éléments de sécurité (parafoudre, sectionneur, disjoncteur) et enfin des deux compteurs (un pour le comptage, l’autre pour la non-consommation).
Intérêt :
d’un point de vue esthétique, l’intégré est largement préférable, la tuyauterie étant totalement invisible. C’est la raison pour laquelle les ABF (Architectes des Bâtiments de France) peuvent parfois les exiger). Ce genre d’installation bénéficie d’un tarif de rachat de l’électricité plus élevé (pour les installations ne dépassant pas les 9kW). Les panneaux sont plus difficiles à voler.
Limite :
plutôt adapté aux bâtiments neufs et à la rénovation lourde, l’intégration au bâti est plus onéreuse que la surimposition. Elle doit être indiquée dès le permis de construire. Un système de ventilation est à prévoir entre les panneaux et les chevrons afin d’éviter toute condensation et la dégradation à terme de la charpente. Il y a des risques liés à l’étanchéité de la toiture.