Solution 4 : Les caissons chevronnés

Les caissons chevronnés se posent eux aussi directement sur les pannes de la charpente et assurent à la fois la finition du plafond intérieur, l’isolation thermique, le support des liteaux et la ventilation de la couverture.
Ils sont constitués d’une couche isolante en polystyrène expansé, extrudé, ou en mousse de polyuréthane prise entre deux chevrons longitudinaux servant de raidisseurs et d’une sous-face de plafond.
Ces panneaux sont traités contre les insectes et les champignons lignivores (comme la mérule), et un espace de ventilation est prévu entre l’isolant et la couverture. Suivant les modèles, un film hydrophobe ou de type HPV peut recouvrir l’isolant en partie externe.
Par rapport aux panneaux sandwich isolants, les caissons chevronnés sont plus résistants et autorisent de plus grandes portées entre pannes, les chevrons participant à la rigidité du panneau.
Il est possible de reprendre des entraxes de pannes à pannes jusqu’à 3 m en moyenne (sous charge de 150 kg/m2) pour certains produits. Autre différence, les caissons chevronnés se posent exclusivement dans le sens de la pente de toit (par crochet sur charpente bois ou vis auto-taraudeuses sur charpente métallique).
INFOS PRATIQUES
Zoom sur les écrans de sous-toiture

Elément continu, souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles, un écran de sous-toiture agit de sorte que neige et pluie ne puissent pénétrer dans la construction.
Dans les toitures traditionnelles, deux lames d’air garantissent le bon fonctionnement de la construction. La lame d’air sous l’écran évacue l’éventuelle humidité venant de l’intérieur des combles.
En rénovation, lorsqu’il y a une dépose de couverture, suite à la modification intervenue sur le CPT3560 en 2009, un écran de sous-toiture HPV (Haute Perméabilité à la Vapeur d’eau) doit être mis en œuvre (suivant les prescriptions de pose édictées par son Avis technique). Sa nature HPV permet de le poser au contact de l’isolant sans ménager de lame d’air.
Il existe deux grandes familles d’écran de sous-toiture :
- les écrans rigides généralement en bois (panneaux, voliges), fibre-ciment, plaques PVC ou encore panneaux sandwichs ;
- les écrans souples de sous-toiture, qui peuvent être en matériau bitumineux, en matériau synthétique armé ou non, et présenter des caractéristiques techniques fonctionnelles spécifiques (haute perméabilité à la vapeur d’eau HPV, fonction pare-pluie temporaire, fonction barrière radiante améliorant le confort thermique d’été…). Cette seconde famille, la plus répandue, fait l’objet d’une homologation CSTB et d’un classement performanciel EST, qui guident désormais les règles de pose.
Source : batirama.com / Michèle Fourret