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Eau chaude sanitaire : les solutions les moins énergivores (page 4)

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Eau chaude sanitaire : les solutions les moins énergivores (page 4)
Eau chaude sanitaire : les solutions les moins énergivores (page 4)

 

INFOS PRATIQUES

 

Respecter 3 trois points clés…

 

On ne peut parler d’eau chaude sanitaire sans faire état des problèmes liés à la légionellose. Décrite pour la première fois en 1976 lors d’un congrès de la légion américaine, en faisant 221 victimes dont près d’une trentaine décédées, la légionellose demeure la hantise de tous les concepteurs d’installations d’eau chaude sanitaire.

 

On sait maintenant qu’il s’agit d’une bactérie, la légionella, qui prolifère dans les réseaux d’eau entre 25°C et 45°C environ.
Trois points clés à respecter pour prévenir ce risque :

  1.  Maîtriser les températures depuis la production et tout au long des réseaux de distribution d’eau chaude sanitaire, pour éviter les températures favorables au développement des bactéries. Une circulaire de la Direction Générale de la Santé préconise une valeur minimale de 55 °C à la sortie des ballons et une élévation quotidienne de la température au-delà de 60 °C dans le cas d’une production avec un stockage d’eau.
  2. Lutter contre la corrosion et l’entartrage en fonction des caractéristiques physico-chimiques de l’eau et de sa température de production. La présence de dépôts de tartre et de corrosion favorise le développement du biofilm dans lequel prolifèrent ces bactéries. Si un risque d’entartrage existe, un adoucisseur par permutation sodique peut alors être installé sur l’alimentation eau froide de la production d’eau chaude sanitaire, sans toutefois le positionner dans la chaufferie vu la température ambiante de celle-ci.
  3. Veiller à éviter la stagnation de l’eau dans l’installation, en supprimant les bras morts et en respectant des vitesses de circulation supérieures à 0,2 m/s dans les boucles d’ECS. Il est conseillé par ailleurs de mitiger l’eau au plus près des points de puisage. On évite également les temps d’attente trop importants.



Bien connaître les besoins




Travail préliminaire et indispensable, l’analyse et la définition des besoins en eau chaude sanitaire est souvent mal appréciée. Des organismes comme l’Ademe par exemple indiquent des ratios de consommations par types de bâtiments.

 

A titre d’exemple, en logements on compte de 25 à 40 litres d’eau à 60 °C par jour et par occupant. Dans l’hôtellerie, les besoins journaliers varient de 70 à 160 litres par chambre suivant le classement de l’établissement et de 8 à 15 litres d’eau chaude en cuisine, par couvert.

 

Pour ce qui est des maisons de retraite, on a pour habitude de tabler sur 40 à 60 litres d’eau à 60 °C par jour et par pensionnaire. Mais des consommations 2 à 4 fois moindres ont été observées, notamment dans les Etablissements d’Hébergements pour les Personnes Agées Dépendantes (EHPAD).

 

Les cliniques et hôpitaux consomment, quant à eux, de 60 à 90 litres d’eau à 60°C par jour et par occupant.




Quelle norme pour les ballons thermodynamiques ?

 

Le texte réglementaire désormais en vigueur est la Norme EN 16147 de mars 2011, elle remplace l’EN 255-3. Elle permet de déterminer les performances d’un chauffe-eau thermodynamique et de le caractériser selon un scénario journalier de consommation d’eau, en prenant compte également les déperditions de chaleur de la cuve du chauffe-eau.

 

 

Source : batirama.com / Laurent Denovillers

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