INFOS PRATIQUES
Des restrictions chaque année !
C’est en 2015 que l’on devra respecter les deux décrets qui renforcent la surveillance de la qualité de l’air dans les Etablissements Recevant du Public (ERP). Le premier, publié au Journal Officiel du 4 décembre 2011, indique qu’il faut obligatoirement surveiller la qualité de l’air, et ceci de façon périodique.
Le second décret définit et fixe les niveaux de concentration de polluants dans l’air intérieur pour le formaldéhyde. Alors dès 2015, l’application de ces deux textes sera effective pour les établissements accueillant des enfants de moins de six ans et les écoles maternelles, puis progressivement dans tous les autres E.R.P.
La solution est-elle efficace ?
Découvertes il y a presque 50 ans, les propriétés épuratrices de la photocatalyse font l’objet d’applications multiples dans le domaine industriel. Mais qu’en est-il de leur efficacité pour ce qui est de l’air intérieur ?
L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), en partenariat avec l’Université de la Rochelle, a fait le point lors d’un atelier public en juin 2012, sur l’état des connaissances scientifiques relatives à l’efficacité et l’innocuité des procédés utilisant la photocatalyse dans les environnements intérieurs et les perspectives de développement de ces procédés.
Les conclusions ne sont pas unanimes surtout du côté des fabricants d’épurateurs autonomes, mais une chose est certaine, l’épuration par photocatalyse n’a pas vocation à se substituer à l’aération et la ventilation des locaux et ne permet encore moins de réduire les débits de ventilation dans les bâtiments équipés de VMC.
Rappelons que l’ouverture des fenêtres est grandement conseillée, même en période de chauffage !
Quelles pistes d’amélioration ?
La photocatalyse appliquée aux environnements intérieurs est encore une jeune technologie. Des pistes d’amélioration existent afin de rassurer les maîtres d’ouvrages sur leurs installations.
Les fabricants de matériels ont une marge de manœuvre importante car, à l’heure actuelle, les constantes de temps des réactions photocatalytiques sont longues et peu en accord avec les débits de ventilation imposés par la réglementation dans les bâtiments.
A titre d’exemple, les centrales de traitement d’air ne peuvent assurer que 5 à 6 passages en recyclage partiel avec des vitesses de circulations réduites par la taille des conduits et les débits d’air à introduire dans les locaux.
Pour ce qui est des épurateurs autonomes, le nombre de passages de l’air ambiant dans le système sont bien des fois plus faibles que ceux annoncés par les courbes de performances affichées par les industriels du secteur.
D’autres pistes d’amélioration existent comme par exemple l’efficacité même des systèmes. En effet si l’on augmente l’activité photocatalytique, on pourrait traiter des débits d’air plus importants, être plus économe en énergie et obtenir des taux de minéralisation plus élevés, réduisant de fait les quantités d’intermédiaires réactionnels formées. Enfin, côté recherche et développement, il y a de fortes pistes d’amélioration.
Pour Stéphane Delaby, Ingénieur d’études et de recherche à la Direction Santé et Confort du CSTB, «il y a encore un gros travail à faire pour trouver d’autres photocatalyseurs plus efficaces que le TiO2 et des matériaux photosensibles. Le TiO2 n’étant actif que sous l’effet des rayons UV il y a encore bien des cas où l’on est en espaces clos, sans solution évidente et efficace». Bref, le marché a de beaux jours devant lui.
Quelques sites Internet…
- www.inrs.fr
- www.oqai.fr
- www.photocatalysis-federation.eu
- www.cstb.fr