L’entretien annuel des chaudières permet d’optimiser les capacités des systèmes de chauffage tout en vérifiant la sécurité de fonctionnement. La Directive PEB 2002/91/CE sur la performance énergétique se décline en plusieurs articles, dont l’article 8 (inspection des chaudières. Au niveau national, celui-ci s’est traduit par le décret n°?2009-649 du 9 juin 2009 pour les chaudières de 4 à 400 kW, suivi d’un arrêté du 15 septembre 2009 (JO du 31/10/2009).
L’Annexe 1 donne les modalités de l’entretien annuel : nettoyage, réglages nécessaires…
L’Annexe 2 précise que les rendements doivent être évalués en fonction du matériel installé…
L’Annexe 3 porte sur une évaluation des émissions polluantes…
L’Annexe 4 explique que le professionnel doit fournir des conseils au commanditaire, portant sur le générateur, les émetteurs, la distribution et la régulation en matière de bon usage. Le Règlement sanitaire départemental décrit la liste des opérations obligatoires. En cas de litige, l’expert demandera l’attestation d’entretien, qui devra être remise 15 jours au plus tard après la visite. Elle doit être conservée deux ans par le commanditaire de l’entretien pour une présentation en cas de contrôle.
Source : batirama.com / Michèle Fourret
Avis d’expert - Bernard Delcour* « D'indispensables outils de mesure?»
« Le fonctionnement efficace d’une chaudière ne peut être garanti que si l’on analyse les gaz de combustion. Cette garantie passe par l’utilisation d’un analyseur de gaz de combustion. Cet analyseur, jusqu’alors employé de façon ponctuelle par les installateurs, va devenir un outil indispensable afin de répondre aux nouvelles obligations. Les mesures indiquées par les nouvelles normes (la NF X 50 011 pour le fioul et 010 pour le gaz) visent essentiellement l’indice de noircissement (à mesurer, mais aussi à noter pour assurer la traçabilité), la température de fumées, la teneur en CO² ou en O² dans les fumées,ainsi que la mesure du CO en ambiance pour les chaudières étanches. Ainsi, à 25 ppm de CO, le professionnel doit effectuer des investigations supplémentaires afin d’en rechercher les causes et au-dessus de 50 ppm, couper carrément la chaudière pour mettre en sécurité l’installation. À noter : l’arrêté d’application du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kW n’impose pas de critères spécifiques quant aux équipements de mesures utilisés lors de l’entretien des chaudières (mesure du CO par exemple). Il n’y a pas non plus d’imposition quant à la conformité des appareils à la série de norme EN 50379 ni de certification par tierce partie. La gestion et la vérification de ces équipements est de la responsabilité du prestataire. »
* GDF Suez, président de la commission DIGI* de l’AFG (diagnostics installations gaz intérieures)