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Plancher chauffant en rénovation : hydraulique ou électrique ? (suite)

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Plancher chauffant en rénovation : hydraulique ou électrique ? (suite)
Plancher chauffant en rénovation : hydraulique ou électrique ? (suite)

Généralement alimenté par une pompe à chaleur (PAC) réversible, le plancher chauffant et rafraîchissant s’installe maintenant aisément en rénovation. Principal avantage de cette solution, la production d’énergie.     

 


Une pompe à chaleur bénéficie d’un coefficient de performance (Cop) intéressant (3 ou 4 suivant les modèles), ce qui veut dire qu’elle restitue 3 ou 4 fois plus de kW qu’elle n’en consomme. Pour ce qui est de la distribution, le principe reste simple. Comme en chantier neuf, l’eau circule dans un réseau de tubes, en cuivre ou matériaux de synthèse, installés sur des plaques d’isolants (planes ou à plots), le tout recouvert d’une chape. Le principal souci en rénovation réside dans l’épaisseur des panneaux isolants mais, aujourd’hui, les fabricants proposent des produits minces avec des performances thermiques et acoustiques intéressantes. La température ambiante obtenue est homogène et uniforme dans chaque pièce, et ceci de manière indépendante grâce à une régulation pièce par pièce par liaison filaire, ou radio. Le confort de l’utilisateur s’en trouve amélioré car la sensation de sol froid en présence de carrelage, par exemple, disparaît. La sensation de chaleur est différente avec un plancher chauffant, par rapport à une solution en radiateurs. On dit que pour une température ambiante de 18 °C en plancher chauffant on a la même sensation que pour une température de 20 °C en radiateurs. Le client final aura, de ce fait, tendance à moins monter en température sa chaudière et réalisera ainsi des économies d’énergies. Rappelons qu’un degré supplémentaire en température intérieure représente un surplus de 7 % de dépense énergétique réelle.

 

Intérêts : bénéficie d’une production par pompe à chaleur et de son coefficient de performance. Coût d’exploitation réduit.
Limites : plus coûteux qu’une solution électrique à l’installation.

 

Solution n° 2 : Électrique : un investissement réduit


La souplesse de l’énergie électrique est un argument qui fait souvent pencher la balance vers le plancher chauffant électrique. Toutefois il ne faut pas perdre de vue qu’en coût d’exploitation, cette solution montre parfois ses limites. 

  
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Au niveau technique, le principe est le même qu’une solution hydraulique. On incorpore une tresse électrique dans une chape flottante armée inférieure ou égale à 5?cm d’épaisseur, désolidarisée mécaniquement et thermiquement du bâti. Le tout repose sur un isolant thermique et acoustique qui permet d‘orienter le flux de chaleur vers le local à chauffer. L’intérêt du système électrique en rénovation est qu’il n’y a pas de source d’énergie à gérer (chaudière ou pompe à chaleur), il suffit juste de raccorder la trame électrique sur le secteur, d’où un coût d’investissement intéressant. À titre d’exemple, une solution plancher chauffant électrique pour une maison individuelle de 120 m² coûte environ 10 000 €, alors que pour une solution hydraulique il faut compter 50 à 60 % de plus.
Plus d’infos sur http://www.promodul.fr

 

Intérêts : très avantageux en coût d’installation. Facilité de raccordement sur le réseau électrique
Limites : son coût d’exploitation peut faire réfléchir. Consommations électriques élevées.

 

Infos pratiques

 

Le rayonnement, qu’est-ce que c’est ?


Contrairement à la convection qui génère des déplacements d’air et de bactéries par la même occasion, le rayonnement est un mode d’échange de chaleur qui utilise les ondes infrarouges comme vecteur de transfert. Le principe est simple. Deux objets ou deux corps de températures différentes rayonnent naturellement l’un vers l’autre, sachant que les flux de chaleur vont toujours de l’élément le plus chaud vers l’élément le plus froid. Dans le cas d’un plancher chauffant, le rayonnement émis dans l’ambiance par le plancher se transforme en chaleur au contact d’un occupant, d’un objet ou d’une paroi plus froide, par exemple. Toutes ces surfaces ainsi chauffées rayonnent à leur tour et transmettent leur chaleur à l’ambiance créant de cette façon des conditions de confort optimales pour les occupants.

 

Quels revêtements choisir ?


Même si le carrelage ou la pierre naturelle sont les revêtements les plus fréquents en présence d’un plancher chauffant, il convient de veiller à ce qu’ils ne soient pas trop épais pour ne pas altérer le rayonnement de la chaleur. Toutefois, la plupart des revêtements peuvent venir recouvrir un chauffage par le sol. Les professionnels déconseillent tout de même les parquets flottants et les moquettes (sur mousse). Attention aussi aux essences de bois utilisées en parquet. On positionnera de préférence du sapin, chêne ou teck, en évitant l’érable ou le hêtre, sensibles à la chaleur. Dans le cas des planchers réversibles (chauffant-rafraîchissant) une étude particulière est nécessaire. Il convient alors de se reporter vers l’Avis technique du système utilisé

 

Chauffagistes, chapistes et carreleurs : messieurs, dialoguez !

 

Qui dit rénovation dit délai ! Qui dit délai dit pression du maître d’ouvrage… Malgré les sollicitations du client, il faut impérativement respecter les temps de séchage des chapes fluides à base de ciment ou de sulfate de calcium. Elle doit être sèche à cœur, le test à carbure s’impose?! Le chapiste doit fournir les résultats de ces tests d'humidité résiduelle (THR), qui assurent au carreleur que la chape peut être carrelée. Ils sont effectués à la bombe à carbure (prélèvements de morceaux du cœur de la chape qui sont mis en réaction) et les mesures doivent s'inscrire dans une fourchette comprise entre 0,5 et 1 % comme le stipulent les textes de référence.

 

Ces tests sont toujours difficiles à faire effectuer du fait de leur coût et de l’obligation faite au chapiste de revenir sur le chantier. Vient ensuite le chauffagiste qui se doit de faire la mise en chauffe du plancher de façon progressive, comme l’indiquent les textes réglementaires. C’est ensuite au carreleur de jouer, mais attention, sa responsabilité est engagée dès lors qu’il accepte le support. Une bonne coordination entre le chapiste, le chauffagiste et le poseur de revêtements de sol s’impose et sera le gage d’un chantier réussi.


Messieurs dialoguez !

 






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