Solution n° 1 : Le sol : la géothermie, star des pavillons !

Très en vogue ces dernières années, la pompe à chaleur (PAC) sur capteurs enterrés représente une solution compatible et intéressante avec le chauffage d’une maison individuelle.
C’est à travers des capteurs enterrés constitués de boucles ou spirales de tuyauteries, dans lesquelles circule un fluide frigorigène que l’on peut prélever la chaleur présente dans le sol. En associant ce captage à une pompe à chaleur, on a la possibilité d’amener cette énergie prélevée à une température compatible avec une installation de chauffage.
Comme pour toute autre solution de ce type de machine thermodynamique, elle nécessite une solution d’appoint pour faire face aux conditions extrêmes de fonctionnement (températures extérieures très basses et prolongées).
On distingue deux modes de captage, la solution horizontale ou verticale.
-
La solution horizontale
est composée de tubes en cuivre ou en polyéthylène enterrés à une profondeur située entre 60 cm et 1,20 m. La surface nécessaire de captage représente 1,5 à 2 fois la surface à chauffer, si l’on veut combattre les déperditions de l’habitation.
Cela impose donc d’avoir un terrain suffisant pour recevoir un captage horizontal. La mise en œuvre demande à respecter un certain nombre de principes car dérouler plusieurs centaines de mètres dans le sol pourrait vite tourner au fiasco !
Les boucles doivent être distantes d’au moins 40 cm pour ne pas prélever trop de chaleur dans le sol. Elles doivent aussi se trouver à plus de 3 m des fondations, d’un puits, d’une fosse septique ou d’un réseau d’évacuations et à au moins 2 m des arbres.
Au-dessus du capteur, la surface doit être perméable pour permettre au soleil et à l’eau d’infiltration de réchauffer les couches superficielles du sol. Enfin, au moment du remblaiement, il faut être prudent afin d’éviter d’endommager les tubes préalablement positionnés dans le sol.
-
La solution verticale
ne nécessite pas un terrain étendu pour être envisagée, mais elle reste plus onéreuse. Elle peut être envisagée pour chauffer des maisons individuelles, mais aussi des petits ensembles de logements collectifs ou de bureaux qui n’ont pas beaucoup de terrain.
Il s’agit de procéder à un forage dans le sol afin de positionner un double tube en U en polyéthylène et où circule en circuit fermé une solution d’eau et d’antigel. Le forage peut atteindre des profondeurs importantes, plus de 100 m parfois.
La puissance prélevée en capteurs enterrés verticaux est d’environ 50 W/m de profondeur. En logement neuf, il faut prévoir un mètre de profondeur forée pour un m2 de surface à chauffer. Si on est limité par la profondeur, on peut multiplier les forages qui doivent être éloignés d’au moins 10 m.
Enfin, pour tout forage il est impératif de faire appel à une entreprise spécialisée recensée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), et de respecter les procédures administratives concernant la protection des sous-sols.
Intérêts :
les températures sous terre restent stables quelle que soit la saison.
Limites :
impose une surface de terrain importante. Le coût d’un forage peut effrayer le client.