Solution n° 3 : L’eau : un fonctionnement au maximum du Cop

Adaptées aux installations du secteur tertiaire, les PAC sur eau de nappe phréatique (ou lacs, ou cours d’eau) permettent d’alimenter des installations de chauffage et de climatisation de fortes puissances.
Ces PAC ont l’avantage de garantir des coûts d’exploitation réduits tout en nécessitant un investissement légèrement inférieur à la solution sur capteurs enterrés verticaux. L’eau est alors prélevée dans une nappe phréatique d’eau souterraine existante et accessible, ou bien, dans quelques rares cas, dans un lac ou un cours d’eau.
Il faut juste s’assurer de l’existence d’un débit suffisant tout au long de l’année. La faible variation de température des nappes souterraines offre aux pompes à chaleur la possibilité de fonctionner à leurs performances optimales (Cop maxi) indépendamment de la saison.
Côté mise en œuvre, on distingue deux possibilités. L’installation peut fonctionner avec un seul puits de production ou avec deux forages, soit un puits de production et un puits d’injection.
Dans le premier cas, l’eau de nappe est rejetée en surface (réseau d’évacuation d’eaux pluviales, plan d’eau ou rivière), et dans le second elle est rejetée dans la nappe souterraine d’origine.
Autre possibilité, la solution de pompe à chaleur sur eau de surface. Elle a le mérite d’exister mais est encore la moins répandue au monde dans la famille des PAC géothermiques. En effet, l’eau de surface est moins stable en termes de température que le sol ou l’eau d’une nappe phréatique.
Alors on peut toujours dérouler des mètres de tubes au fond d’un étang ou d’une rivière mais le succès n’est pas garanti à 100% !
Intérêts :
coûts d’exploitation faibles
Limites :
investissement important
INFOS PRATIQUES
Quel système d’émission ?
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Le plancher chauffant
se met en œuvre dans une chape de ciment et se compose de serpentins de tubes en cuivre ou polyéthylène dans lesquels circule de l’eau chaude ou froide. L’hiver, la chaleur de l’eau se diffuse dans les tubes à travers la chape, celle-ci rayonnant vers les parois, corps et objets avec pour effet de réchauffer l’air ambiant. L’été, il absorbe la chaleur de l’habitation et procure un rafraîchissement grâce à un abaissement de température de 3 à 4 °C par rapport à la température extérieure. Cette quantité de chaleur est alors rejetée vers l’extérieur grâce à la pompe à chaleur. -
Les ventilo-convecteurs
fonctionnent sur le même principe que des radiateurs, avec en plus un ventilateur de soufflage qui permet une meilleure diffusion de la chaleur ou de la fraîcheur. Ils autorisent une régulation pièce par pièce et filtrent l’air intérieur du logement en le déshumidifiant en été. -
Le système centralisé
à air fonctionne à travers un réseau de conduits aérauliques en mode froid ou chaud suivant la demande. L’air neuf introduit dans le logement est réchauffé ou refroidi à travers l’unité intérieure, puis est réparti dans les différentes pièces via des gaines et des bouches de soufflage. L’air est ensuite repris par des grilles d’extraction, filtré puis renvoyé à l’unité intérieure pour un nouveau cycle. On peut moduler le débit d’air dans chaque pièce grâce à des registres motorisés. -
Les radiateurs basse température
fonctionnent suivant le même principe que les ventilo-convecteurs à cela près qu’ils ne peuvent assurer que le chauffage des pièces. Le rafraîchissement n’est pas possible. Si l’on est en existant il faut impérativement vérifier que les radiateurs sont suffisamment dimensionnés pour fonctionner avec la température de sortie d’eau fournie par une pompe à chaleur neuve.
Quelles aides financières ?
- Pompe à chaleur (autre que air/air) dont la finalité essentielle est la production de chaleur, sauf les PAC géothermiques = 22%
- Pompe à chaleur géothermique dont la finalité essentielle est la production de chaleur = 36%
- Pompe à chaleur thermodynamique (autre que air/air) = 36%
- Pose de l’échangeur de chaleur souterrain ses Pompes à chaleur géothermiques = 36%
Attention ! Les pompes à chaleur air/air (type multisplits) ne sont plus éligibles au crédit d’impôt
depuis le 1er janvier 2009.
Source : batirama.com / Laurent Denovillers