Ce système fonctionne sur le même principe qu’un puits canadien avec ventilateur mais permet de relever la température de l’air du puits canadien en hiver. L’échangeur de VMC peut être choisi à haut rendement pour des économies supplémentaires.

Un puits canadien couplé à une ventilation mécanique double flux permet de récupérer les calories gratuites du sol plus celles de l’air extrait de la maison récupérées par le caisson de ventilation.
• Le ventilateur est supprimé dans ce cas, le ventilateur d’entrée d’air neuf de la centrale double flux coïncidant avec celui du puits.
• En été, l’échangeur de la VMC double flux devra être supprimé grâce à un système by-pass afin d’introduire l’air frais directement. Le système by-pass peut être commandé manuellement par un interrupteur ou associé à une régulation qui choisit alors automatiquement entre l’air extérieur et l’air du puits en fonction de la température extérieure. En hiver, le recours au puits limite les risques de givrage de l’échangeur de la centrale double flux et permet parfois de se passer de batterie de dégivrage. Lorsque l’échangeur est à haut rendement, la réalisation d’une prise d’air directe est inutile car il n’est plus nécessaire de prévoir un basculement sur l’air extérieur en intersaison. Par ailleurs, selon la nature de l’échangeur, le rendement global du système permet une économie moyenne de 20?% (avec un rendement de 60 % à 80 % (haut rendement, schéma 1) sur les pertes dues à la ventilation tout en maintenant des débits d’aération important et une excellente qualité de l’air par une filtration en amont. À titre d’exemple, une VMC double flux avec un récupérateur performant de chaleur (rendement supérieur à 90 %, schéma 2) permet d’économiser environ 7500 kWh/an en zone H1. Le puits canadien apporte un supplément de 1 600 kWh/an.
À retenir
Intérêts : le système avec échangeur à haut rendement est recommandé dans des projets de maisons passives.
Limites : la maison doit être parfaitement isolée pour que le système fonctionne.