Solution 2 : La barrière physique

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Cette solution, sans insecticide, consiste à mettre en place un bouclier qui, de par ses propriétés intrinsèques, est infranchissable par les termites.
Très utilisée en Australie où elle a été développée, cette méthode se compose d’un grillage souple en acier inoxydable, au maillage très fin (maille d’environ 0,5 mm) au travers desquelles les termites ne peuvent pas passer.
La mise en œuvre, compatible avec les dispositions parasismiques, consiste à poser le treillis en périphérie de la construction sur le dallage (par exemple à l’interface blocs maçonnés / plancher, blocs maçonnés / dallage solidarisé ou désolidarisé…), au niveau des joints de dilatation et des traversées de câbles ou de canalisations.
Le treillis est placé sur la zone à protéger en vérifiant qu’il épouse parfaitement le support, sans zones de vide, puis fixé à l’aide de clous acier ou rivets à frapper permettant son maintien sur le support avant collage. Un mortier-colle spécifique est ensuite appliqué sur et au travers du treillis pour assurer l’adhérence au support.
Au niveau des angles et jonctions de lés, le recouvrement du treillis doit être de 10 cm minimum et le collage réalisé sur toute la largeur des lés. Le dallage servant d’interface sol / bâti, sa réalisation est essentielle et doit être conforme au DTU 13.3, “Dallages - Conception, calcul et exécution”, pour limiter les risques de fissuration.
Les fabricants proposent différents kits (sous Avis technique) comprenant tous les éléments, indissociables, nécessaires à la réalisation de la protection : le treillis en rouleaux de 0,10 à 1,50 m de large (selon le fabricant) et jusqu’à 50 m de long, un système de collerette ou bride pour traiter les canalisations et gaines, le mortier-colle, les rivets ou les clous.
A retenir :
la pose périmétrique est économiquement viable.
Source : batirama.com / Virginie Bourguet