Solution 2 : assurer l’étanchéité à l’air
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Isover
Précurseur, la construction à ossature bois a imposé l’étanchéité à l’air des parois en toiture, murs et sols.
Imposée par la RT 2012, l’étanchéité à l’air est un corollaire indispensable de la construction bois. Elle se réalise avec un pare-vapeur ou une membrane d’étanchéité à poser du côté intérieur du local chauffé entre l’isolation et le revêtement intérieur de finition. Les membranes d’étanchéité à l’air hygrorégulantes ou perspirantes ont été développées pour la construction à ossature bois.
Pare-vapeur en hiver, elles laissent passer la vapeur d’eau en été, pour un bois séché et un ouvrage plus tolérant. Le pare-vapeur doit afficher une valeur de résistance diffusion Sd constante et ≥ 18 m. Mais ces règles pourraient évoluer avec le nouveau DTU 31.2. Cette valeur restera la même si la façade est ventilée ou s’il y a un voile de contreventement vers l’extérieur.
Avec un enduit sur isolant, par exemple, ou si le mur n’est pas ventilé, cette valeur Sd devra être ≥ à 90 m. En outre, avec l’apparition des parois perspirantes, ces valeurs Sd devront afficher un facteur 5 entre le complexe de parement intérieur et le complexe de parement extérieur : tous les produits du côté intérieur devront être cinq fois plus perméables à la vapeur d’eau que ceux extérieurs. Ce qui va nécessiter de connaître la valeur Sd des matériaux.
Intérêt :
contribue à l’efficacité thermique et énergétique de la construction ; performance thermique par suppression d’éventuels ponts thermiques ; évite les dégâts structurels.
Limite :
s’assurer de la continuité de l’isolation et de l’étanchéité à l’air en toutes circonstances ; réaliser un test d’étanchéité intermédiaire ; valeurs Sd encore aléatoires des panneaux à ossature bois et en cours de fiabilisation pour le futur DTU 31.2.
