Ce n’est pas pour rien si ce procédé séduit de plus en plus… Il autorise une totale liberté d’expression et une grande souplesse de conception…
La structure du bâtiment est constituée de poteaux supportant des poutres qui soutiennent les planchers.
Contrairement à la technique de l’ossature plate-forme, ces éléments ont de fortes sections et sont espacés de plusieurs mètres avec des trames variant généralement de 3 à 6 m, ce qui permet de dégager de grands vides. Totalement dissocié de la structure, le remplissage du squelette formé par les poteaux et les poutres est réalisé à l’aide de parois pleines ou vitrées et ce, dans une grande variété de matériaux pouvant aller d’un mur maçonné de brique ou de béton cellulaire à un remplissage de terre-pisé ou de terre-paille… Toutes les solutions de remplissage sont possibles d’autant que les parois n’ont qu’une fonction d’enveloppe et ne sont pas porteuses même si, parfois, elles participent à la stabilité de la structure. Beaucoup de maisons contemporaines marient l’ossature bois et le poteau-poutre pour disposer de grands volumes et de larges ouvertures.
À RETENIR :
Intérêts : particulièrement adapté pour des constructions avec mezzanines et trémies de grandes dimensions ; l’ossature porteuse reste visible, constituant un élément de décoration intérieure.
Limites : plus cher que l’ossature plate-forme.
Solution n° 3 : Le bois massif empilé
Le bois massif empilé répond, en général, à un parti pris esthétique traditionnel souvent assimilé à un chalet. Il retrouve depuis quelques années, une seconde jeunesse avec une architecture plus moderne jouant sur les volumes et les surfaces vitrées.
La technique du bois empilé consiste à monter horizontalement, les uns au-dessus des autres, des
rondins (145 mm de diamètre minimum) ou des madriers (55 mm d’épaisseur minimum). Les pièces de bois massif, abouté ou lamellé-collé, sont usinées et profilées pour s’emboîter longitudinalement et s’encastrer à leur intersection avec un assemblage à mi-bois afin de garantir un ajustage parfait et un empilement étanche à l’air et à l’eau. Les principales essences utilisées sont l’épicéa, le sapin, le mélèze, le pin Douglas, le pin Sylvestre, le western red cedar, pour les résineux, et le chêne, l’iroko ou le châtaignier, pour les feuillus. Côté mise en œuvre, aucun DTU ne régit encore ce procédé. Seules des règles professionnelles rédigées par Afcobois, Association française de construction de maisons bois, fixent les règles de l’Art comme celles concernant l’isolation thermique. Lorsque les madriers ou les rondins utilisés ont une forte épaisseur, il est, par exemple, possible de se passer d’un doublage isolant. Reste qu’une isolation entre les pièces de bois est nécessaire pour assurer l’étanchéité à l’air.
À RETENIR :
Intérêts : procédé adapté au montage en kit ; confort hygrométrique ; finition intérieure en bois naturel.
Limites : risque de tassement important des parois.