Le plancher collaborant associe les performances de deux matériaux complémentaires : le bois (ou l’acier) et le béton.
Ces procédés permettent à la structure bois de "collaborer" avec la dalle en béton. Pour lier ces éléments, des connecteurs métalliques sont mis en place en partie supérieure. Les poutres deviennent alors des nervures tendues. L’inertie de l’ensemble est augmentée, puisque l’on passe de poutres rectangulaires à des poutres en "T".
♦ En neuf, le plancher collaborant bois-béton est surtout utilisé en construction à ossature bois ou à structure bois. Il prend généralement appui sur des solives traditionnelles, ou en lamellé collé lorsque les portées deviennent importantes. Le plancher proprement dit fait appel à des panneaux (CTBH, CTBX ou autres) ayant fonction de coffrage perdu. Au dessus, une dalle de béton mécaniquement solidaire des
solives contribue à la résistance mécanique de l’ensemble. Selon l’affectation future, il est ensuite possible de mettre en œuvre une chape flottante. On bénéficie alors d’un complexe d’épaisseur limitée, et doublement performant en terme de surcharges d’exploitation et d’isolation acoustique.
♦ En rénovation, cette technique est à retenir lorsque la sous face doit être préservée dans son intégrité (monument classé, décors, frises, peintures en plafond… ), ou lorsque l’on souhaite augmenter les surcharges d’exploitation. Le système permet également de rattraper les flèches des poutres et d’assurer la planéité du plancher.
La mise en oeuvre d'un plancher collaborant permet de concilier l'esthétique d'un plafond traditionnel avec des performances mécaniques et acoustiques élevées.
A RETENIR
Intérêts : Performances mécaniques et acoustiques ; Préservation de l’esthétique de la sous face
Limites : Mise en œuvre technique ; Coût ; Délais de séchage
Solution n° 4 : Systèmes de renfort : au cas par cas
Pour renforcer une structure en bois, une solution simple consiste à doubler les éléments porteurs. Il est aussi possible de remplacer les poutres existantes par d’autres de section plus importante.

L’orientation technique dépend de l’esthétique recherchée, de la hauteur sous plafond disponible, mais aussi de la portée, sachant que des poutres de forte section et de grande portée ne sont pas disponibles partout à un coût réaliste. Les performances mécaniques d’un plancher peuvent également être augmentées par réduction de sa portée. Il faut alors mettre en œuvre des poteaux intermédiaires au niveau inférieur, avec un éventuel report des charges jusqu’aux fondations. Cette solution peut être retenue, uniquement dans le cas d’un cloisonnement au niveau inférieur, dans lequel les poteaux seront noyés. Lorsque la sous-face n’est pas destinée à rester apparente, différentes techniques sont possibles, du renfort à l’aide de profilés métalliques, aux poutres composites en passant par la précontrainte. Ce procédé est d’ailleurs utilisé en neuf pour des ouvrages de grande portée, essentiellement sur la base de poutres en lamellé collé.
Dans cette maison à ossature bois, la création d'un poteau intermédiaire et la mise en place de poutres horizontales permettent d'augmenter fortement les surcharges d'exploitation du plancher du premier niveau.
A RETENIR
Intérêts : Adaptation à des cas de figure complexes ; Solutions de dédoublement simples à mettre en œuvre ; Performances mécaniques (précontrainte)
Limites : Esthétique ; Encombrement ; Coût et complexité technique ( précontrainte )