Apparu très récemment en France, ce procédé arrive tout droit de l’Autriche et de l’Allemagne. Essentiellement utilisée à l’origine pour des bâtiments de grandes dimensions, la technique se développe peu à peu pour les maisons individuelles.
La technique repose sur la mise en œuvre de panneaux pouvant être utilisés à la fois comme éléments de murs porteurs, de planchers et/ou de supports de couverture. Ces panneaux sont constitués soit de plusieurs couches croisées de lames de bois collées ou clouées entre-elles soit d’éléments en bois
lamellé-collé. Une composition qui leur assure des performances mécaniques supérieures au bois massif car ces panneaux sont indéformables et peuvent travailler dans tous les sens. Ils sont compatibles avec tous les produits d’isolation et de parements (à poser de préférence côté extérieur) et peuvent même être livrés avec des faces intérieures finies. En véritables composants industriels de gros œuvre, il est possible de les tailler directement en usine sur des centres d’usinage à commande numérique d’après les plans fournis par l’architecte ou le charpentier. Ne reste plus ensuite qu’à les transporter sur le chantier par camion semi-remorque et à les décharger à l’aide de grue. La mise en œuvre est propre et rapide. D’autant que les produits actuellement disponibles sur le marché sont proposés dans de grands formats. Le fabricant Lignatec commercialise, par exemple, le panneau KLH pouvant mesurer jusqu’à 16 m de long, 2,95 m de large et 50 cm d’épaisseur?! Le panneau Leno de Finnforest fait 14,80?m de long et jusqu’à 4,80 de haut et 297?mm d’épaisseur. Les dimensions de ces panneaux et leur effet “voile” assurent une liberté architecturale remarquable et une reprise d’efforts très importants. Par ailleurs, leur capacité d’accumulation de la chaleur et de la vapeur d’eau apporte un maximum de confort. À noter que cette technique de construction n’est couverte par aucun DTU ou règles professionnelles. Il faut donc se référer aux règles de mise en œuvres définies par les fabricants ou à celles données par l’Avis technique délivré par le Cstb (Centre scientifique et technique du bâtiment) lorsqu’il y en a un.
À RETENIR :
Intérêts : confort hygrométrique ; rapidité de mise œuvre grâce au grand format du panneau ; permet d’utiliser des résineux locaux de deuxième catégorie.
Limites : technique trop chère pour des habitations d’entrée de gamme.