« En France, il est réalisé par l’extérieur à plus de 95 %. Assurant la stabilité de la construction, il est ainsi protégé du feu par les isolants thermiques du mur. En outre, le poser du côté extérieur facilite le passage des gaines dans les murs et élimine les éventuels problèmes de dégagement de formaldéhyde. Cela dit, la quasi totalité des panneaux fabriqués en France contiennent moins de 8 mlg pour 100 g. Depuis peu, sont apparus des OSB sans formaldéhyde (Living-board, Kronobois). L’OSB est le plus utilisé des panneaux. Ayant de meilleures qualités mécaniques, il a pris la vedette au panneau de particules CTBH, bien qu’un peu plus cher.
Va-t-on vers de nouvelles mises en œuvre ?
« En France, la pose de tels panneaux coté intérieur reste marginale. On les trouve surtout dans la réalisation de murs « perspirants » (perméables à la vapeur d’eau et étanches à l’air), qui améliorent le confort hygrométrique. Les panneaux OSB ou de particules sont très peu perméables à la vapeur d’eau. Dans ce type de mur, avec des isolants sensibles à l’humidité, comme la ouate de cellulose ou la fibre de bois, la pose côté intérieur s’impose. Pour autant, l’étanchéité à l’air reste assurée par le pare-vapeur. Le DTU 31-2 actuel ne prend pas en compte le mur perspirant, qui sera abordé dans la révision en cours. Pour le moment, les constructions avec ce type de murs se font hors DTU engageant la seule responsabilité du constructeur. »
*chef de projet au CNDB
INFOS PRATIQUES
TEMOIGNAGES
Christian Hervy, 10 employés, Hervy Charpente, à Mesquer (44)
« J’utilise habituellement de l’OSB car étant plus poreux que les autres panneaux à base de bois, il assure un meilleur échange d’air. Posé à l’extérieur, il apporte une « sécurité » pour la tenue dans le temps de la maison. Sans lui, la moindre intervention sur le bardage peut occasionner un perçage du pare pluie et permettre des infiltrations. Pour un bâtiment industriel dont le propriétaire souhaitait avoir toute la partie technique apparente, j’ai choisi le Fermacell en contreventement intérieur. Dans ce cas, un coup de peinture suffit pour la finition »
Pierre-Yves Marmion, 6 salariés, Marmion Construction Bois, à Saint Coulomb (35)
« Adepte de l’OSB, je me lance dans le Fermacell. Je travaille selon le procédé MBOC, concept développé par le CNDB. Les murs sont pré-fabriqué et montés sur le site : l’ossature est montée à plat et contreventée provisoirement avec un feuillard métallique. Le mur est ensuite levé. Après la menuiserie, le Fermacell est posé par l’intérieur. Ce qui m’intéresse est l’absence de colle formaldéhyde, c’est un produit « sain ». En contreventement extérieur, la solution est plus onéreuse car le Fermacell est plus cher de 2 ou 3 € que les autres solutions, et il faut encore réaliser toute la partie intérieure. En contreventement intérieur, le panneau sert de support intérieur, le mur réalisé est plus économique, avec une performance acoustique plus performante qu’avec un placoplâtre. Sur le mur fini, je gagne 10 à 15 € par m2 et environ ¼ d’heure par m2. »
Quelques sites :
• AFCOBOIS (association française des constructeurs bois) : www.maisons-bois.org
• CTBA (centre technique bois et ameublement) : www.ctba.fr
• CNDB (comité national pour le développement du bois) : www.bois-constrution.org
• SYMOB (syndicat des constructeurs de maison ossature bois) : www.batibois.org
Quelques livres :
♦ Construction de Maison Ossature Bois » - guide CTBA Eyrolles Ref : L 271
♦ L'isolation écologique » de Jean Pierre OLIVA - Editions Terre vivante