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Traitement de l’eau : adoucisseur ou antitartre ?

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Traitement de l’eau : adoucisseur ou antitartre ?
Traitement de l’eau : adoucisseur ou antitartre ?


Solution n° 2 : l’antitartre

 

 


Solution présentée comme idéale par les uns et comme incertaine par les autres, l’antitartre physique (électrique ou électromagnétique) ne modifie pas la nature de l'eau. Sa composition chimique (le TH) avant et après demeure inchangée.

Son principe est plutôt simple : il consiste à faire passer le flux d’eau à travers une cartouche filtrante de façon à neutraliser et précipiter le calcaire devenu non adhérent et non incrustant. On évite ainsi les dépôts de tartre dans les tuyauteries et sur les résistances électriques des échangeurs avec tout ce que cela entraîne comme désordres dans les installations.

 

Côté chimie, on arrive à un tel résultat au moyen d’un champ magnétique par exemple, qui oblige le calcaire (Ca++) présent dans l’eau à se regrouper avec d’autres particules contenues naturellement dans l’eau. Les ions calcium, qui ont une charge électrique positive se collent à des charges négatives comme les chlorures (HCo3-). En se regroupant, elles forment des particules neutres qui n’accrochent plus aux parois des canalisations. L’antitartre a donc une action généralement préventive même si certains fabricants mettent en avant les qualités curatives de certains matériels.

 

Si les premières générations d’antitartres étaient d’une efficacité douteuse, les produits actuels ont nettement évolué. Cela ne veut pas dire non plus qu’il ne reste pas sur le marché des matériels dont l’efficacité reste à prouver largement. Toutefois, quel que soit l’antitartre utilisé, aucun moyen de contrôle de l’efficacité du matériel installé n’est possible. La seule solution est d’installer une manchette démontable en aval du matériel, manchette d’ailleurs obligatoire pour des installations en acier galvanisé.

Intérêts :

installation facile. Ne consomme pas d’eau, aucun rejet à l’égout et peu de consommables.

Limites :

aucun moyen scientifique de contrôle de son efficacité. Ne convient pas pour des eaux très dures.


INFOS PRATIQUES



Eau douce ou eau dure ?


On dit d’une eau qu’elle est “dure” quand elle est fortement chargée en ions calcium (Ca++) et magnésium (Mg++), alors qu’une eau “douce” est, par opposition, peu riche de ces ions. C’est quand cette eau “dure” est chauffée que se forme le calcaire ou tartre. On mesure cette teneur en calcaire grâce au titre hydrotimétrique (TH) qui s’exprime en degré français (°F). Pour se représenter ce que cela signifie, il suffit de retenir qu’une dureté d’un degré français correspond à une teneur en calcium et en magnésium équivalente à 10 mg de carbonate de calcium (CaCO3) par litre.

 

TH < 5 °F eau très douce
5 < TH < 10 °F eau douce
10 < TH < 15 °F eau légèrement calcaire
15 < TH < 25 °F eau calcaire
25 < TH < 50 °F eau très calcaire




Les principaux textes réglementaires

  • Code de la santé publique (Articles L. 1321-1 à L. 1321-66)
     
  • Règlement sanitaire départemental type.
     
  • Circulaire du 9 août 1978 relative à la révision du règlement sanitaire départemental type.
     
  • Guide technique n° 1 bis.
     
  • Circulaire du 7 mai 1990 relative aux produits et procédés de traitement des eaux destinées à la consommation humaine (Journal officiel du 26 mai 1990) modifié par la Circulaire N° DGS/VS4/2000/166 du 28 mars 2000 relative aux produits de procédés de traitement des eaux destinées à la consommation humaine.
     
  • D.T.U. 60.1 (additifs 4 et 5) pour les réseaux en tube acier galvanisé et D.T.U. 60.5 pour les réseaux en cuivre.
     
  • Décret 2001-1220 du 20 décembre 2001.
     

L‘ensemble des textes réglementaires et normes en vigueur est disponible dans “Le guide 2005 des services du traitement de l’eau” disponible auprès de l’UAE*.

* Union des Entreprises d’Affinage de l’eau.


La charte de l’UAE : 10 points pour reconnaître un professionnel


Les entreprises membres de l’UAE ont pour obligation de respecter la charte d’engagement à l’égard des utilisateurs, à savoir :

  1. ne pas mettre en doute la potabilité de l’eau délivrée par la distribution publique pour promouvoir et vendre leurs équipements ;
     
  2. Respecter la réglementation en vigueur, en particulier les dispositions prévues dans le Code de la consommation relatives à l’information et à la protection du consommateur ;
     
  3. L’installateur doit fournir à son client une description complète et détaillée du matériel posé chez celui-ci ;
     
  4. Le professionnel s’interdit de conseiller, commercialiser ou d’installer un système de traitement d’eau dont l’efficacité n’est pas prouvée ;
     
  5. Une mise en service du matériel installé doit être effectuée par un technicien de l’entreprise membre de l’UAE ou par un prestataire agréé par ses soins ;
     
  6. Chaque membre s’engage à assurer une garantie qui ne peut être inférieure à un an, pièces, main d’œuvre et déplacements ;
     
  7. L’installateur propose obligatoirement à son client un contrat d’entretien ou de maintenance ;
     
  8. Le membre de l’UAE s’engage à assurer le dépannage de ses installations dans un délai de cinq ans, que l’utilisateur ait ou non souscrit un contrat d’entretien ou de maintenance ;
     
  9. Tout membre de l’UAE doit pallier, suivant sa disponibilité, la défaillance de l’un de ses collègues ;
     
  10. L’installateur s’engage à faire bénéficier son client de l’étiquetage numéroté en provenance de la Chambre Professionnelle de son équipement de traitement d’eau.



Comment utilise-t-on l’eau ?

  • Bains, douches : 39%
  • Lave-linge et lave-vaisselle : 22%
  • WC : 20%
  • Cuisine : 6%
  • Lavage de voiture, arrosage de jardin : 6%
  • Divers domestique : 6%
  • Eau de boisson : 1%
     

Source : Insee


Deux sites internet

  • http://www.mon-adoucisseur.fr
  • http://www.uae.fr




Source : batirama/L. Denovillers

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