Des pyramides d’Egypte, aux voies romaines, en passant par le pont du Gard ou par la rénovation de façades contemporaines… la chaux, comme le calcaire, accompagnent l’homme depuis toujours. L’invention du ciment au XIXème siècle a toutefois ralenti son évolution, mais depuis quelques années, on redécouvre les vertus, des matériaux d’origine naturelle, comme la chaux.
La chaux et son marché
Le marché national de la chaux est partagé en deux. Il y celui de la chaux aérienne et celui de la chaux hydraulique naturelle (voir encadré). Ce dernier est essentiellement réservé à la construction, alors que celui de la chaux aérienne est très diversifié (40 % de la production est destinée à la sidérurgie et au traitement des métaux non ferreux). Les chaux commercialisées en poudre sont destinées à l’élaboration de mortiers préparés sur chantier ou de mortiers dosés et mélangés en usine (gamme patrimoine de Parex Lanko, Weber et Broutin, Belle époque de PRB…) destinés aux travaux de hourdage, d’enduits, de badigeons…
Un DTU enduit revisité
Ces mortiers industriels, destinés à la restauration ou à la rénovation répondent soit à des exigences des recettes (composition et dosage du mortier), soit à des performances physiques mesurées et contrôlées. Nous rappelons que les mortiers préparés sur les chantiers et dont les recettes sont éprouvées par l’expérience cohabiteront désormais avec les mortiers industriels dans les DTU maçonnerie et enduits.
Source : batirama.com / Hubert KŒNIG