C’est la technique de restauration du bâti ancien par excellence ! Les mortiers utilisés sont la plupart du temps préparés sur le chantier et appliqués manuellement même si le DTU 26-1 autorise une mise en œuvre mécanique.
• La première couche appelée gobetis assure l’adhérence de l’enduit au support. Projeté en une couche de 5 mm d’épaisseur, la surface de ce mortier fortement dosé en liant doit rester rugueuse pour faciliter l’accrochage de la deuxième couche. Il faut attendre 48 heures minimum avant d’effectuer la seconde couche qui forme le corps d’enduit (appliquée sur le gobetis réhumidifié la veille)

• La deuxième couche ou corps d’enduit de 15 à 20 mm d’épaisseur est appliquée en deux passes ou plus, dressé à la règle, serré à la taloche mais pas taloché pour conserver sa rugosité. Il sert à imperméabiliser et à redresser le support. L’épaisseur cumulée des deux premières couches doit être comprise entre 15 et 20 mm et assurer en tout point un recouvrement d’au moins 10 mm. Après 7 à 9 jours de séchage minimum, selon la nature du liant du corps d’enduit, la dernière étape consiste en une couche de finition de 3 à 7 mm d’épaisseur.
• La troisième couche est exécutée en une ou plusieurs passes selon le type de mortier et l’aspect recherché. En plus de son rôle décoratif, cette couche de finition protège le corps d’enduit pour qu’il conserve toutes ses caractéristiques d’imperméabilisation.
A RETENIR :
Avantage : la mise en œuvre permet de retrouver les aspects de façade d’autrefois et de redresser des supports anciens très irréguliers
Inconvénient : le dosage en liant des différentes couches de mortier est très délicat. Un sous-dosage du gobetis se traduira par une mauvaise adhérence sur le support donc un risque de décollement. Un surdosage du corps d’enduit ou de la finition entraînera une fissuration de retrait. Le temps de mise en œuvre est très long.