Technique traditionnelle de restauration, la pose s’effectue exclusivement mécaniquement au moyen d’un pot pneumatique ou d’une machine à projeter. De plus en plus, les produits utilisés sont prêts à gâcher même si rien n’interdit les enduits faits sur chantier.
• La première couche d’une épaisseur de 10 à 15 mm a un triple rôle : assurer l’adhérence de l’enduit au support, participer à son imperméabilisation et rattraper ses éventuelles irrégularités. Le mortier, fortement dosé en liant, doit être à consistance plastique. Le malaxage est donc à effectuer mécaniquement. Ce corps d’enduit est dressé à la règle mais non taloché pour lui conserver sa rugosité.
• La deuxième couche va donner sa forme définitive à l’enduit et constituer un complément d’imperméabilisation. Elle ne devra être exécutée que lorsque la première couche aura fait une partie de son retrait. Le délai d’attente est donc de 7 jours minimum. Cette dernière couche de 8 à 12 mm d’épaisseur doit être appliquée sur le corps d’enduit réhumidifié, en une ou plusieurs passes.La compacité du mortier est obtenue par un serrage énergique et uniforme du mortier à la taloche. Le lissage à la truelle est interdit pour éviter les remontées de laitance ayant pour effet d’augmenter la sensibilité de l’enduit au faïençage et à la fissuration. L’épaisseur moyenne des deux couches doit être de 20 à 25 mm de façon à assurer en tous points un recouvrement d’au moins 15 mm.
A RETENIR :
Avantage : l’application mécanique diminue la pénibilité du travail. Il est possible d’utiliser des produits prêts à gâcher déjà adjuvantés.
Inconvénient : l’uniformité d’aspect étant difficile à garantir avec cette technique, l’enduit peut-être complété par une peinture, un badigeon…