Un point capital à noter, à l’origine de nombreux désordres : il faut ménager une lame d’air entre la façade et le bardage rapporté pour assurer une ventilation naturelle !
Poser un bardage est une intervention rapide et sans contrainte qui convient à tous types de construction : ossature métallique, béton, parois maçonnées ou même à ossature bois. La réalisation d’un bardage en bois ou en contreplaqué s’effectue selon le DTU 41.2 (NF P 65-210), “Travaux de bâtiment - Revêtements extérieurs en bois”. Concernant les bois THT traités à haute température, la bonne nouvelle est la parution, fin mars 2008, d’une norme expérimentale au niveau européen la norme XP CNTS 15679, “Bois modifié thermiquement – Définitions et caractéristiques”. Un grand vide réglementaire vient enfin d’être comblé ! Car, bien que les fabricants de bois THT garantissent en moyenne leurs produits 10 ans, en l’absence de toute normalisation ou certification de ces bois et sans leur prise en compte dans le DTU 41.2, bon nombre de bureaux de contrôle refusaient, jusqu’alors, de les prescrire en bardage. A contrario, aucun DTU ne vient encore encadrer la mise en œuvre des produits en terre cuite. La seule référence qui précise des règles d’exécution est un guide pratique du CSTB, Centre scientifique et technique du bâtiment, “Bardage rapporté sur ossature secondaire en bois : mise en œuvre sur murs en béton banché ou en maçonneries d’éléments” pris en application du CPT, Cahier de prescription technique, n°3316 de Février 2001, “Ossature bois et isolation thermique des bardages rapportés faisant l’objet d’un Avis technique - Règles générales de conception et de mise en œuvre” complété par le CPT n°3422 pour l’ossature bois ou le CPT n°3194 pour l’ossature métallique.