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Mise en oeuvre

Isolant mince et laine de verre : le duo gagnant !

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Isolant mince et laine de verre : le duo gagnant !
Isolant mince et laine de verre : le duo gagnant !

 

Les systèmes d’isolation sont parmi les produits ayant subi le plus d’évolution au cours de ces dernières années, réglementation thermique oblige. Parmi les nouveautés, un système sous Avis technique du Cstb (Centre scientifique et technique du Bâtiment) associe les propriétés d’un isolant massique traditionnel (la laine de verre) à celles d’un isolant mince ­réflecteur (l’Airflex) dont l’une des caractéristiques est sa capacité à renvoyer le rayonnement infrarouge. «Ces deux matériaux, qui ont des caractéristiques thermiques entrant dans le cadre des réglementations thermiques en vigueur, ­forment un  Concept d’isolation globale pour gagner en confort, en énergie et en protection du bâti», explique Bernard Lister, directeur technique chez KDB Isolation, l’industriel à l’origine du procédé. «L’isolant mince réflecteur de 10mm d’épaisseur comporte deux faces peu émissives et présente une résistance thermique utile intrinsèque de 0,29 m2K/W. Il peut être utilisé en position d’écran de sous-toiture, posé sur ou sous chevrons avec la laine de verre en sous- face, ou en position d’isolant thermique, fixé sous chevrons et sous le matelas de laine de verre

 

Mise en œuvre sur ou sous chevrons


Dans les deux cas, par rapport à un système classique d’isolation et à performances égales, l’association de l’isolant mince permet de réduire d’environ 10 cm l’épaisseur de la laine de verre ce qui, au niveau des combles, sur une maison de 8 x12m par exemple, permet de récupérer pas moins de 4 m2 habitables soit la dimension d’une salle de douche… Bien que le procédé assure une stabilité thermique toute l’année, la position de l’isolant mince va influer sur le confort d’hiver ou d’été. En position d’écran sous toiture, le confort d’été est privilégié, la température intérieure s’abaissant de 5 à 8 degrés par rapport à un système avec isolant traditionnel seul. De plus, l’isolant mince protège l’isolant traditionnel assurant ainsi la pérennité dans le temps de ses performances. Dans le second cas, avec l’isolant mince positionné sous la laine de verre, c’est le confort d’hiver qui est favorisé, la face réfléchissante renvoyant la chaleur vers l’intérieur. «En rénovation, cette solution est intéressante car elle permet d’intervenir par l’intérieur sans toucher à la couverture ou à la charpente. Il est également possible d’adjoindre à la laine de verre existante, entre les chevrons, une deuxième couche de laine de verre posée sous les chevrons, éliminant ainsi les ponts thermiques dus aux chevrons. Dans cette hypothèse, seule la seconde couche de laine de verre présentera un pare-vapeur côté intérieur de l’habitation, la première couche sera nue

 

Gain de 15 % sur le budget chauffage


Impératif, l’isolant mince ne doit jamais être en contact avec un autre isolant : une lame d’air de 20 à 25mm doit donc être ménagée entre les deux. Autre point remarquable du procédé, une bande de recouvrement auto-adhésive, intégrée à l’isolant mince permet de solidariser parfaitement les bords de deux laizes en un tour de main, sans bande de recouvrement supplémentaire, ce qui rend la pose plus simple et plus rapide. Mais au-delà du gain en temps de mise en œu­vre, ce système de recouvrement (breveté) garantit la continuité thermique de chaque face réfléchissante donc une étanchéité à l’air totale entre laize. Sans même parler de  performance, ce procédé représente un surcoût d’environ 20 % puisqu’il utilise deux matériaux isolants. «Un surcoût amortissable sur deux ans en moyenne compte tenu des économies que procure le système, estimées à environ 15% par an sur le budget chauffage», précise Bernard Lister. À noter, pour finir, que l’isolant mince Airflex bénéficie du marquage CE, quelle que soit sa position dans le bâtiment, et d’une fiche de déclaration environnementale et sanitaire, compatible avec une démarche HQE (Haute qualité environnementale).



Source : batirama.com / Virginie Bourguet

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Commentaires (3)

E

Edouarvet

il y a 1 mois

Désirant récupérer de l'espace, je veux disposer des combles. Pour cela, et pour perdre le minimum de hauteur sous toiture, je prévois d'isoler en rampant, soit à l'intérieur de la largeur des solives qui est de 20 cm (Sous le film HPV). Je pense à 80 mm de panneau de laine de bois sous le film HPV, avec en dessous : 100 mm de polystyrène extrudé ou (autre) isolant le mieux adapté et pour finir avec un isolant mince multicouche de 20 mm. Mais je crois qu'il est nécessaire de créer une lame d'air étanche d'au moins 2 cm, préconisée de chaque côté de l'isolant mince ? Finition : Pose de lambris PVC, ou plaque de plâtre, fixés sous les solives. Mais qu'en est-il, en ce cas, pour le pare-vapeur ? ou pour écran vapeur ? Peut-il y avoir un problème de condensation ? Merci vivement de pouvoir m'apporter la meilleure solution que vous jugeriez la plus logique ou utile ...

E

edouard

il y a 1 mois

Bonjours, J'ai isolé sous toiture en laine de verre de 20cm avec pare vapeur. Est il possible de mettre un isolant mince au dessus des chevrons? En laissant une lame d'air de 7cm soit l'épaisseur des chevrons sans qu'il y ait des problèmes de condensation

R

Renan

il y a 1 mois

J'ai la même question que Edouard Puisque l'article est paru il y a 4.5 ans ; a t'on un retour sur expérience au sujet d'une potentielle création de condensation? Composition toit : (ardoise, latage, contre latage, isolant mince (non HPV), chevron) et j'isolerai à partir du dessous des chevrons via 240 mm de laine minérale en laissant le vide dans les 7 cm de chevron. Risque condensation sur isolant mince? Merci par avance

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