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Acoustique : la minceur en rénovation

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Acoustique :  la minceur en rénovation
Acoustique : la minceur en rénovation

 

Plus de calme chez eux, c’est ce que 95% des Français souhaitent. Et 54% sont gênés par le bruit provenant du voisinage ou de l’extérieur, selon la 2e édition de l’Observatoire de l’acoustique pour l’habitat Ipsos-Placoplatre de mars 2010.

 

Selon Denis Couriol, marketing clients – particuliers & artisans chez Placoplatre, « on peut profiter de travaux rénovation pour régler l’acoustique grâce aux solutions minces verticales qui apportent une réponse à une contrainte majeure en rénovation : le gain de place ».

 

Soigner l’étanchéité à l’air

 

Mais avant de débuter tous travaux, « il faut tout d’abord réaliser un diagnostic par un acousticien », continue Denis Couriol. Il faut identifier la nature du support pour apporter la solution adaptée.

 

« Elles doivent être validées par un PV qui est normalisé comme les indices qu’il affiche », recommande Erik Blin, responsable projets marketing et nouveaux métiers chez Isover.

 

Autre recommandation : « traiter avec soin l’étanchéité à l’air car ce dernier est le vecteur dans l’acoustique et ce qui prévaut en acoustique, c’est la qualité de la mise en œuvre qui peut dégrader fortement le résultat escompté », ajoute Erik Blin. Dans tous les cas, que la solution soit mince ou non, le traitement des points singuliers doit être soigné.

 

 

AVIS D'EXPERT

 

Pascal Ozouf
ingénieur acousticien chez Placoplatre



« Viser 5 à 6 dB de gain au minimum »

 

« Finalement, les solutions ultra-minces n’offrent pas une isolation acoustique suffisante. Aujourd’hui, pour une performance maximale, les procédés minces les plus performants doivent faire a minima 50 mm.

 

Pour des épaisseurs inférieures à 5 mm, le gain sera de 2 ou 3 dB. Certes, c’est un minimum. On peut éventuellement parler de confort acoustique en changeant la sonorité ou l’aspect du mur ou de la cloison, mais pas d’isolation.

 

De plus, pour un réel ressenti, le gain doit être au minimum de 5 ou 6 dB comme, par exemple, les solutions de type sous-couche acoustique associée à une plaque de plâtre acoustique de 12,5 mm minimum (type Placo Phonique).

 

En dessous, il est très difficile de ressentir un réel gain. Malheureusement, l’acoustique obéit à deux règles qui sont un minimum de masse et d’épaisseur. C’est la combinaison de ces deux facteurs qui apporte la réponse idéale.

 

De fait, le choix d’un procédé mince s’effectue en fonction de la place disponible. Si la pièce à isoler n’en comporte pas du tout (moins d'un centimètre), il vaut mieux faire l’impasse sur l’isolation acoustique, car sans épaisseur suffisante, il n’y a pas de réponse.

 

Par conséquent, réaliser une isolation acoustique nécessite de sacrifier un minimum de surface habitable, car plus il y aura d’épaisseur, plus il y aura de performance ».

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