Le Cahier du CSTB 3560-V2 impose la mise en œuvre d’un écran de sous-toiture HPV et d’un pare-vapeur indépendant côté intérieur, dans le cadre de travaux neufs et
de rénovation complète de la couverture par l’extérieur.
Depuis juin 2009, le CSTB, au travers du cahier 3560-V2, recommande, dans le cadre de la pose de laine minérale en combles aménagés, la mise en œuvre d’un pare-vapeur, non pas en kraft, mais en pose dite supportée. Soit au contact direct d’un isolant thermique. Le CPT dispose qu’«en bâtiment neuf ou en réfection complète, l’usage d’écran de sous-toiture de type HPV (hautement perméables à la vapeur d’eau), sous Avis technique ou homologation, est requis. Il permet la pose de l’isolant au contact de l’écran, sans lame d’air entre l’écran et l’isolant. Un pare-vapeur indépendant et continu doit compléter cette isolation côté intérieur.» L’isolant mince occupe cette fonction en complément d’isolation, à condition de présenter des propriétés d’étanchéité à la vapeur d’eau. Il est alors assemblé par collage ou par ultra-sons. Autre condition impérative : l’isolant mince doit être mis en œuvre vers l’intérieur et l’isolant traditionnel vers l’extérieur pour poser du moins respirant au plus respirant. En outre, la laine minérale ne doit pas comporter elle-même de pare-vapeur intégré. Dans le cas contraire, ce dernier sera lacéré avant de poser l’isolant mince, et une lame d’air d’au moins 20 mm, comme traditionnellement avec ce type de produit, devra alors être aménagée.
Solution n° 2 : Pour répondre au crédit d’impôt
En rénovation, les isolants minces en complément d’isolation sont une des réponses pour atteindre les valeurs seuil du crédit d’impôt.

Depuis le 1er janvier dernier, le taux du crédit d’impôt pour l’isolation des parois opaques est porté au taux unique de 25 %. Il est calculé sur les dépenses éligibles (fourniture et pose des matériaux réalisés par une entreprise) déduction faite des aides et/ou subventions reçues par ailleurs (collectivités, Anah, etc.). Les isolants minces en complément d’isolation en combles aménagés (voir solution n°1), plafonds sous solives mais aussi en murs, permettent d’accéder à cette défiscalisation. À condition de respecter les valeurs seuils du crédit d’impôt, d’ailleurs supérieures à celles imposées par la Réglementation thermique existant élément par élément. Ces dernières imposent que l’isolation opaque atteigne une résistance thermique supérieure ou égale à 2,8m2.K/W pour les murs en façade ou en pignon, ou à 5 m2.K/W pour les rampants de toiture et plafonds de combles. La pose pour ces produits minces réfléchissants en complément d’isolation s’effectue selon les Avis technique et/ou en respectant les recommandations générales de mise en œuvre des fabricants.