Ouate de cellulose, laine de chanvre, fibre de bois ou encore, plus marginal, laine de mouton, plume de canard, textile recyclé, laine de lin… les isolants naturels ou biosourcés, d’origine végétale ou animale, suscitent un vif intérêt…
Selon les fabricants, ils ont, en effet, un impact moindre sur l’environnement : faible énergie grise, écobilan bien meilleur qu’un isolant minéral ou synthétique traditionnel, matières premières renouvelables (utilisant pour certains des ressources locales) et recyclables…
Pour une évaluation objective des impacts environnementaux et sanitaires, il faut se référer (comme pour tous les produits) aux FDES, Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire consultables sur la base de données internet Inies.
En termes de performance thermique, les isolants biosourcés présentent des caractéristiques équivalentes à celles des produits traditionnels avec une conductivité thermique moyenne λ de 0,40 W/m.K. En confort d’été, ils offrent de meilleures qualités d’inertie et de densité, essentielles pour éviter la surchauffe. Autre avantage, leur excellent comportement hygrométrique favorisant la sensation de confort des occupants.
Les produits sous Avis technique ou certification Acermi sont de plus en plus nombreux et le marché pourrait bien être boosté par le label “Bâtiment biosourcé” (décret n°?2012 – 518 -du 19 avril 2012) qui permet aux maîtres d’ouvrage de bénéficier d’aides de la part des collectivités locales et régionales en fonction du pourcentage de produits biosourcés mis en œuvre dans la construction.
Solution 1 : La ouate de cellulose
©Isofloc
De couleur grise naturelle, elle est fabriquée à partir de journaux recyclés ou de boues papetières issues des imprimeries qui sont ensuite traités pour résister au feu, insectes et champignons.
Le plus souvent commercialisée en vrac sous forme de fibres légères, la ouate de cellulose se met en œuvre par épandage manuel ou soufflage (à l’aide d’une machine à cardes ou à ventilateur) pour isoler les planchers des combles perdus ou non aménagés.
L’isolation des parois verticales ou rampants de toiture est réalisée par insufflation ou projection humide avec une machine pneumatique. L’isolant en vrac remplissant les moindres recoins, l’isolation obtenue est homogène, les déperditions thermiques limitées. La garantie de performance de cette isolation dépend totalement de sa mise en œuvre, sous Avis technique.
Certains fabricants proposent une version en panneaux semi-rigides souples (avec un liant à base de fibre polypropylène, polyéthylène) pour l’isolation thermique entre chevrons des toitures. La conductivité thermique λ de la ouate de cellulose à l’état sec varie de 0,035 à 0,041W/m.K suivant la densité (50-65 kg/m3 en insufflation, 40-50kg/m3 en projection). Il faut compter 400mm d’épaisseur en isolation de plancher des combles perdus.
La ouate de cellulose contribue également au confort d’été en présentant d’excellentes capacités de déphasage thermique (12 heures) retardant l’augmentation de la température à l’intérieur du bâtiment. En complément des propriétés thermiques, la structure enchevêtrée de la ouate de cellulose garantit un très bon affaiblissement acoustique.
Intérêt :
une présentation en vrac qui limite les ponts thermiques à la mise en œuvre.
