Solution 2 : La fibre de bois
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Elle est élaborée à partir des chutes de scierie subissant un défibrage thermo-mécanique puis mises en forme (par voie sèche ou humide) pour obtenir des panneaux avec différents profilages et épaisseurs.
Il existe une très large gamme de produits avec des densités de 40 à 250 kg/m (offrant une inertie thermique élevée): panneaux rigides ou souples, rouleaux ou, plus rarement, laine de bois en vrac (issue directement du défibrage).
Si la fabrication des panneaux est exempte de colle (c'est la résine du bois qui permet le colmatage des fibres), la fibre de bois peut néanmoins recevoir différents liants (fibres polyoléfines ou textiles) et traitements fongicides, insecticides et ignifuges selon le process de fabrication.
Outre d’excellentes propriétés thermiques, avec une conductivité thermique λ de 0.038 à 0.045 W/m°C, les panneaux en fibre de bois sont diffusants à la vapeur d'eau et bons régulateurs hygrométriques. Prévoir une épaisseur minimale moyenne de 13 cm en isolation des murs et 26 cm en toiture.
Pour chaque type de produit, les conditions de mise en œuvre peuvent différer, il est donc indispensable de se référer aux préconisations de pose des fabricants. De manière générale, pour assurer la perméance des parois, indispensable pour conserver les caractéristiques thermiques de l’isolant, il est nécessaire de mettre en place un pare-vapeur.
La fibre de bois trouve de nombreuses applications, que ce soit en isolation intérieure des sols, des parois, des toitures ou pour la réalisation d’ITE en toiture (procédé Sarking) ou en façade (sous enduit ou bardage).
Sous la forme semi-rigide, de faible densité, la fibre de bois, plus malléable, se met facilement en œuvre entre chevrons et solives. Sous la forme rigide, elle offre, en outre, d’excellentes propriétés phoniques.
Intérêt :
des panneaux rigides ou semi-rigides de haute densité.
Solution 3 : La laine de chanvre

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Elle est issue du défibrage mécanique de la paille de chanvre dont on extrait la chènevotte et la fibre. Pour donner au produit son élasticité et sa cohésion, un liant organique (polyester, polyoléfine, amidon de maïs) est incorporé.
Le chanvre étant naturellement imputrescible, antifongique, antibactérien et répulsif, la fabrication de la laine de chanvre ne nécessite aucun traitement. Certains produits subissent toutefois un traitement ignifuge additionnel ou sont traités contre la prolifération fongique (moisissures) pour minimiser les risques de dégradation dans le temps.
Pour accroître la souplesse du panneau, d’autres fibres végétales comme le coton ou le lin peuvent être mélangées. Conditionnée en vrac ou sous la forme de rouleaux ou panneaux semi-rigides de 50 à 200mm d’épaisseur, la laine de chanvre se pose comme une laine minérale (les problèmes d’irritation en moins) en isolation des murs, toitures, combles et planchers.
La densité des panneaux, de 25 à 80kg/m3, et leur inertie thermique rendent cet isolant particulièrement efficace. Avec une conductivité thermique λ de 0,038 à 0,042W/m.K, prévoir une épaisseur minimale de 14cm en isolation des murs et 27cm en toiture.
Noter que la laine de chanvre est un très bon régulateur hygrométrique (perméable à la vapeur, elle peut absorber l’humidité et la rejeter par temps sec) et présente également des qualités d’isolation acoustique.
La densité et l’enchevêtrement de ses fibres lui procurent, en outre, une excellente résistance mécanique mais rendent parfois difficile les recoupes des panneaux.
Intérêt :
une mise en œuvre identique à celle d’une laine minérale.
Source : batirama.com / Virginie Bourguet
