Solution n° 1 : Le Sarking à l’assaut des sommets

Le Sarking s’adresse aux toitures inclinées de maisons individuelles et de petits bâtiments tertiaires, neufs ou à rénover. Bénéficiant d’avis techniques favorables pour des altitudes de 900 m et plus, ce procédé se retrouve souvent en région montagneuse.
La technique dite de Sarking consiste à fixer sur des chevrons le parement inférieur qui va recevoir l’isolation et servir de « plafond » aux rampants. Au-delà de 900 mètres le parement doit être recouvert d’un écran d’interposition, pare-vapeur ou autre.
En climat de plaine (en dessous de 900 mètres) l’écran est facultatif. Les panneaux sont installés en quinconce, à joints serrés et alternés afin d’éviter les ponts thermiques. Une rangée sur deux démarre par un demi-panneau. Le travail s’effectue de bas en haut, à partir de l’égout de toit.
Un écran de sous-toiture (voile étanche, membrane type HPV, film à face réfléchissante ou bitumineux) peut venir recouvrir le tout. Une fois l’écran déployé, l’ensemble est maintenu par des contre-lattes clouées ou vissées au droit des chevrons.
Les pièces de bois doivent avoir une section minimale, leur épaisseur déterminant l’espace de ventilation en sous-face de la couverture. Le choix des fixations est réglementé ainsi que leurs espaces et dimensions (norme NF EN 27-95).
Les matériaux les plus utilisés pour l’isolant dans ce procédé de Sarking sont le polystyrène extrudé (XPS), la mousse de polyuréthane ou les laines de verre et de roche.
Les produits alternatifs, tels que la fibre de bois pénètre très peu ce créneau.
Intérêts :
Isolation continue dans toute la toiture sans pont thermique tout en conservant la structure ou les plafonds en bois.
Limites :
Du point de vue confort acoustique il est suffisant par rapport à la réglementation en vigueur mais doit être complété par des sous toitures isolantes pour des zones plus bruyantes.