Solution n° 3 : Rouleaux ou panneaux à poser

Malgré sa simplicité de mise en œuvre, cette technique semble tombée en désuétude pour les combles perdus, largement supplantée, en construction neuve, par l’isolation soufflée.
Préconisé en comble perdu, cette solution consiste à dérouler sur le plancher, sans lame d’air, des rouleaux ou panneaux semi-rigides d’isolants en prenant soin de bien ajuster les lès, bord à bord, très serrés, et de positionner la face recouverte d’un pare-vapeur (lorsqu’il y en a un) contre le plancher, du côté chauffé de l’habitation.
L’isolant doit être posé jusqu’à la panne sablière et remonté sur celle-ci en prenant garde de ne pas obstruer les entrées d’air nécessaires à la ventilation de la sous-couverture lorsqu’elles se situent en partie basse de la toiture (rives). Aucune fixation n’est nécessaire.
Une deuxième couche, sans pare-vapeur (ou avec pare-vapeur perforé), peut-être disposée perpendiculairement à la première, à joint croisé. Lorsque le produit n’est pas revêtu, il faut poser un pare-vapeur indépendant (qui fera office de membrane d’étanchéité à l’air) au préalable de l’isolant.
Dans les autres cas, pour assurer l’étanchéité à l’air du système, il est recommandé de prévoir une membrane d’étanchéité à l’air déroulée sur le sol (recouvrement des lès de 10 cm, fixés entre eux et sur tous les pourtours par ruban adhésif) en prévoyant une remontée de 15 cm au dessus de l’isolant.
Intérêts :
une mise en œuvre économique et rapide, les rouleaux étant auto-déroulants. Certains produits en laine minérale sont revêtus d’un voile protecteur pour un plus grand confort de pose.
Limites :
le support doit être parfaitement plan. Il est ensuite interdit de circuler dans les combles sauf en dégageant momentanément l’isolant du chemin ou en créant un chemin de planche sur tasseaux.
INFOS PRATIQUES
A retenir
Le pare-vapeur doit toujours être installé du côté du local chauffé car la migration de la vapeur d’eau va toujours du chaud vers le froid. Il est installé entre l’isolant et le parement de finition de la paroi.
Pour être efficace, il doit être continu sur l’ensemble de la paroi et non perforé. Un pare-vapeur peut avoir une fonction d’étanchéité à l’air. A l’inverse, une membrane d’étanchéité à l’air n’a pas forcément de fonction pare-vapeur.
RT 2012 : les grands principes
La nouvelle RT 2012 tourne autour de trois objectifs performantiels :
- le besoin bioclimatique ou B Biomax (remplaçant l’ancien coefficient de transmission surfacique moyenne de l’enveloppe Ubat) met l’accent sur le niveau d’isolation thermique et la conception du bâti (valorisation de l’éclairage naturel, des apports solaires, de l’orientation) pour limiter les besoins en énergie des postes chauffage, climatisation, refroidissement et éclairage artificiel. Le B Biomax d’un bâtiment doit être inférieur au B Biomax moyen qui est de 60 en zone CE1 ou 80 en zone CE2 ;
- la consommation d’énergie primaire ou Cmax représente la capacité du bâtiment à limiter ses besoins en énergie et s’applique donc aux consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire. La consommation conventionnelle pour ces postes doit être inférieure ou égale à 50 kWhep/m2.an en moyenne modulable selon le type de bâtiment, la localisation géographique, l’altitude, la surface moyenne et les émissions de gaz à effet de serre des énergies utilisées ;
- le confort d’été ou Ticréf représente la température intérieure de référence à ne pas dépasser pour garantir le confort d’été. Elle est calculée en utilisant les données climatiques conventionnelles pour chaque zone climatique (8 zones sont définies ainsi que 3 classes d’expositions aux bruits).
Source : batirama.com / Virginie Bourguet