Ces produits, ont suscité des polémiques au niveau de leurs performances thermiques. Les fabricants travaillent aujourd’hui sur de nouvelles compositions…
Lorsque le leader actuel des isolants minces annonce en 1980 qu’il commercialise un produit de 4 cm d’épaisseur qui équivaut à 20 cm de laine de verre, il entre en guerre avec les fabricants d’isolants traditionnels. Vingt six ans plus tard, ces produits sont officiellement et pudiquement catalogués « compléments d’isolation », avec à la clé, des réserves liées au mode de pose. La réalité se situe aujourd’hui à deux niveaux. Réglementairement, leurs performances thermiques ne peuvent pas être comparées à celles des isolants classiques. Cependant, certains fabricants ont mis au point des produits plus élaborés et plus épais, dont les performances ont pu être mesurées avec leur propre méthode de calcul (Référentiel Thermique de Actis). Sur le terrain, les particuliers, mais aussi de nombreuses entreprises ont dépassé le cap de la polémique. Ils voient dans ces systèmes le moyen d’isoler des combles sans perdre trop de volume habitable, et sont de plus globalement convaincus des performances annoncées. Vu sous l’angle de la RT 2005, ces produits dans leur configuration actuelle ne peuvent pas être validés en construction neuve. Néanmoins, certains fabricants travaillent sur de nouvelles compositions, qui mixent isolant réfléchissant et laine minérale. Un tel produit, d’une épaisseur intermédiaire, combinerait les qualités des isolants réfléchissants (encombrement, confort d’été ) avec ceux des laines minérales (performances thermiques). Reste à savoir dans quelles conditions il pourrait être qualifié, et à quel prix il serait commercialisé.
A RETENIR :
Intérêts : encombrement limité (mise en œuvre,transport) ; Confort d’été
Limites : prix élevé ; performances thermiques discutées ; mise en œuvre spécifique
Solution n° 4 : Panneau support de couverture et sarking
Ce sont des produits finis dont les performances thermiques dépendent peu des conditions de mise en œuvre sur chantier. Ils permettent de réaliser en une seule opération le plafond, l’isolation et la sous toiture.

Dans les régions de tuiles plates et d’ardoises, on utilise des produits sans liteaux permettant de s’adapter à n’importe quel élément de couverture. Dans les régions de tuiles canal, un système permet même d’assurer directement l’étanchéité du toit ; les tuiles ayant surtout une fonction décorative. Le principe du sarking vise une finalité identique avec une approche différente. Il est lui aussi constitué d’un parement intérieur, d’un isolant et d’une sous toiture, mais ces composants viennent se mettre en place au dessus de la charpente conservée et laissée apparente. Ils peuvent provenir de fabricants différents, ce qui laisse une grande souplesse en fonction du parement souhaité en plafond (plaque de pâtre, lambris… ), du niveau d’isolation requis et du type de toiture retenu. Ces produits paraissent être en phase dans leur définition actuelle avec les contraintes de la RT 2005, tout au plus constatera-t-on un développement des ventes des versions utilisant les isolants les plus performants.
PANNEAUX SUPPORTS DE COUVERTURE
Intérêts : produit fini et thermiquement performant un seul produit pour assurer la finition du plafond, l'isolation et la sous-toiture ; temps de pose réduit ; qualité de mise en œuvre moins dépendante des aléas de chantier ; simplification, voire suppression de la charpente
Limites : pris d'achat élevé (mais moins de main d'œuvre) ; produits économiquement plus adaptés aux toitures simples (chutes non récupérables) isolation acoustique faible pour les systèmes faisant appel au polyuréthanne et au polystyrène (bruit d'impact de la pluie )
SARKING
Avantages : idem panneau support ; permet de conserver une ancienne charpente et de la laisser apparente ; ne réduit pas le volume intérieur ; choix des composants
Limites : Nécessite un personnel relativement qualifié et soigneux ; moins diffusé que les panneaux supports de couverture