L’isolation thermique des toitures (ITE) constitue une rénovation lourde. Il faut détoiturer –enlever les tuiles, les liteaux, les chevrons et vérifier l’état des pannes de la charpente– et laisser la maison un temps sans protection contre la pluie et le vent.
Si les pannes de toiture sont en bon état, on peut alors appliquer une ITE. L’ITE des toitures se justifie entièrement dans le cas où la toiture doit être refaite. Par rapport au coût d’une réfection de toiture, ajouter une ITE majore le devis de 20 à 25% environ.
L’ITE en toiture libère l’espace sous la toiture et ne réduit pas la hauteur habitable dans les combles. Les niveaux d’isolation atteints sont élevés et parfaitement compatibles avec les exigences du label BBC en rénovation ou de la RT2012 en construction neuve.
Dans le cas d’une maison construite dans les années 80, les déperditions de la toiture sont aisément réduites de 40 à 50% grâce à une ITE.
Trois solutions pour les toitures en pente
Trois solutions sont proposées pour l’ITE des toitures en pente : le sarking, le panneau en caisson et le panneau sandwich. Le Sarking est un élément isolant thermique en PSE (Polystyrène Extrudé), en PU (Polyuréthane) ou en fibres de bois, non-porteur, d’une longueur de 2,40 m le plus souvent, avec emboîtement par tenon-mortaise entre les éléments.
Comme le sarking n’est pas porteur, il doit être posé sur une volige continue –une sorte de plancher bois posé sur les pannes de la charpente– qui assure la résistance mécanique. Le sarking doit également être protégé contre le risque d’incendie venant de l’intérieur.
Les deux autres solutions font appel à des panneaux porteurs posés directement sur les pannes de charpente, de grandes longueurs, pouvant atteindre 2,5 à 8 m pour les panneaux Knauf Fibratec Xtherm Ultra 30 ou 31 de Knauf Bâtiment.
Ce qui se traduit par des portées de 3,30 m entre pannes pour une charge de 100 daN/m². Les panneaux portent une finition en sous-face qui joue un rôle esthétique et antifeu à la fois. Il existe deux types de panneaux : les caissons et les sandwichs. Les caissons sont plutôt de dimensions standardisées, tandis que les sandwich sont entièrement sur mesures.
AVIS D'EXPERT
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Jean-Pierre Lafon, directeur commercial de Quickciel |
« Le sandwich est plus léger que le caisson »
Quickciel se consacre à la commercialisation de panneaux sandwichs de 2,5 à 8 m de long. Par rapport au caisson, le sandwich offre une isolation totalement continue sur toute la surface de la toiture. Dans le cas des caissons, les planches latérales en bois présentent une résistance thermique inférieure à celle de l’isolant.
Une photo réalisée à la caméra thermique révèle immédiatement les ponts thermiques à la jointure entre deux caissons et sur toutes leurs longueurs. Avec leurs ajustements latéraux par tenon-mortaise dans l’épaisseur même de l’isolant, les sandwichs offrent une résistance thermique continue.
Les sandwichs sont réalisés sur mesure selon un plan de calepinage, ce qui diminue les chutes et le coût. Nous pouvons même les fournir avec la découpe biaisée en tête et en pied. Enfin, le sandwich est plus léger que le caisson : réduction de pénibilité.
