Dans cet appartement parisien, le parquet en mauvais état est remplacé par une chape sèche. Ce procédé apporte une réponse simple, performante et rapide (pas de délais de séchage) dès qu’il y a des faux aplombs à reprendre, des réseaux à passer ou des performances acoustiques à améliorer. Il est constitué de deux couches de plaques de plâtre spéciales de 12,5 mm d’épaisseur chacune. Les différences de niveaux sont rattrapées par une forme constituée de granules et mise en œuvre à l’avancement. Sur ce chantier, les affaissements importants et les différences de niveau d’une pièce à l’autre amènent à des rehaussements importants, jusqu’à 10 cm par endroits.
Retrouver l’horizontalité
Un polyane, destiné à éviter la fuite des granules, est déroulé sur la totalité du sol. L’équipe de pose commence par tracer un repère “sol fini”, en prenant en compte le point le plus haut du plancher, point de départ de la mise en œuvre de la forme. Le placement des granules peut alors débuter. Cette opération s’effectue à l’aide de trois règles : deux de guidage et une de tirage. Les règles de guidage sont disposées parallèlement sur deux remblais. Le niveau des semelles des règles correspond au niveau fini de la forme. La règle de tirage garantit une horizontalité parfaite. Les opérateurs commencent l’épandage par le point le plus opposé à l’accès au local, et procèdent à l’envers pour la pose des plaques. Après avoir tiré environ 50 cm de forme, le poseur rectifie les rives à l’aide d’un platoir, en retirant l’excédent de granules ou en complétant les manques.
Plaques : deux couches croisées
La première rangée de plaques est posée bord à bord, en laissant un jeu de 5 mm en périphérie de la pièce et autour des portes, conduits et poteaux. Il faut respecter un décalage entre les joints d’au moins vingt centimètres. Les plaques de la deuxième couche sont collées à l’avancement à l’aide de la colle. Elles sont posées perpendiculairement à la première couche. Une pose parallèle reste possible, le but étant de limiter les chutes au maximum. Il ne reste plus ensuite qu’à fixer la deuxième épaisseur de plaques sur la première à l’aide d’agrafes de 26 mm, sur la base de 8 fixations par plaque, puis de calfeutrer les jeux périphériques à l’aide d’un mastic souple. Cette opération évite toute infiltration d’eau accidentelle sous les plaques, mais aussi d’éventuelles remontées de granules.
Source: batirama.com / Gérard Guérit