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Mise en oeuvre

S2 : De la pierre sèche pour récupérer l’eau de pluie

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S2 : De la pierre sèche pour récupérer l’eau de pluie
S2 : De la pierre sèche pour récupérer l’eau de pluie

 

La filière se structure

 

Claire Cornu, responsable du secteur pierre sèche à la Chambre des Métiers du Vaucluse, œuvre pour la structuration et l’organisation de la filière pierre sèche depuis 6 ans.

 

C’est à elle que l’on doit l’annuaire des praticiens de la pierre sèche, première étape d’identification du savoir faire au niveau national. « De nombreuses associations locales font un travail remarquable de sensibilisation au patrimoine et au paysage. Avec, notamment, les Artisans bâtisseurs en pierre sèche des Cévennes (ABPS), la Confrérie des bâtisseurs en pierre sèche et les Muraillers de Provence, nous travaillons à identifier et à structurer les artisans muraillers, aujourd’hui éparpillés tant géographiquement que dans plusieurs corps de métier. Il s’agit d’établir une filière professionnelle, qui n’a pour le moment qu’une reconnaissance fragile. Sans normes ni règles, il est difficile de créer un marché.Avec l’Ecole nationale de travaux publics de l’Etat (ENTP) de Lyon, laboratoire de génie civil reconnu, nous sommes engagés depuis 2004 dans « l’analyse des caractéristiques des systèmes constructifs non industrialisés ».

 

Un guide des bonnes pratiques

 

Cet opus, qui devrait être disponible en 2007, sera une étape décisive car, validé par le CSTB, il fera office de référence avec le « Guide des bonnes pratiques professionnelles », en cours de rédaction par la Capeb et les 3 associations de professionnels. » La pierre sèche, tout en restant une niche qualitative, attire de plus en plus d’amateurs d’authenticité. Technique traditionnelle par excellence, elle s’harmonise aussi avec les matériaux et les architectures modernes. L’avenir s’ouvre donc à elle et les professionnels doivent se préparer à répondre aux sollicitations du marché. « Notre prochain cheval de bataille est la qualification des formateurs et des hommes de terrain, réclamée par les professionnels, qu’ils soient concepteurs ou artisans », annonce Claire Cornu.

 

INFOS PRATIQUES

 

EN SAVOIR PLUS

 

De nombreux sites Internet et ouvrages traitent de la pierre sèche comme partie intégrante du patrimoine et du paysage. Pour une approche plus pratique de la technique, deux « incontournables » :

 

CD Rom : « Les murs en pierre sèche », édité par la Chambre des Métiers de Lozère, disponible à la Chambre des Métiers du 48 et auprès des ABPS.

 

Livre : « La restauration des murs de soutènement en terrasses », Cahiers Pratiques du Parc National des Cévennes (2002), disponible au Parc et auprès des ABPS.

 

STAGES DE FORMATION

 

Les stages de sensibilisation à la technique de la pierre sèche de 3 ou 4 jours fleurissent. La plupart sont tout public et tous n’apportent pas les notions suffisantes pour se lancer dans un chantier en pierre sèche. Pour une formation de qualité, les valeurs sûres restent les associations professionnelles, qui respectent une charte de qualité et ont également pour objet de transmettre leur savoir faire: les ABPS, la Confrérie des bâtisseurs en pierre sèche et les Muraillers de Provence. La Capeb de chaque département est susceptible d’organiser des stages à la demande de ses adhérents

 

Quelques sites

 

Chambre des Métiers du 84 : www.cm-avignon.fr , rubrique pierre sèche

Réseau européen des pays de la pierre sèche : www.lcm.fr/reppis ,

Réseau écobâtir : reseau-ecobatir.asso.fr

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