Pour les constructions neuves, ce label fixe une consommation moyenne d’énergie primaire (chauffage + refroidissement + ventilation + production d’ECS+éclairage) inférieure ou égale à 50kWhep/m2.an modulable.
Une maison devra être très bien isolée (le coefficient Ubât d’un projet individuel BBC est en moyenne de 0,354 W/m2.k), disposer d’une inertie importante (pour assurer des économies de consommation l’hiver et un confort d’été) et faire preuve d’une perméabilité à l’air, inférieure à 0,6 m3/h.m2 en maison individuelle, 1 m3/h.m2 en logement collectif et 1,7m3/h.m2 en secteur tertiaire.
Performance et compétitivité
En termes d’isolation des parois opaques, les matériaux utilisés doivent garantir une résistance thermique R de 3,2 à 5,5 m2.k/W en mur. Aucun matériau, aucune technologie ne s’impose pour obtenir ce label : coût, facilité de mise en œuvre, performance, impact environnemental…
Au cas par cas, chaque technologie peut être performante et compétitive pour construire durablement. Les FDES, Fiches de céclaration environnementale et sanitaire, permettent d’estimer les performances des matériaux et leur impact environnemental.
AVIS D'EXPERT
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Paul Sauvage Responsable du pôle Diffusion des Connaissances du Cerib, Centre d’étude et de recherche de l’industrie du béton. |
« Les blocs légers, une offre complémentaire »
Les blocs de granulats légers comme le béton cellulaire, le béton de pierre ponce ou d’ardoise expansée existent depuis longtemps. Ils étaient déjà couverts par une norme française.
Les exigences thermiques réglementaires 2012 ont changé la donne puisque, depuis 2, 3 ans, ces blocs de granulats légers réapparaissent d’une manière assez performante.
Seuls 5 à 10 produits occupent réellement le marché. Ces blocs de granulats légers constituent une offre complémentaire aux blocs lourds qui ne possèdent pas de résistance thermique particulière.
Ils ont une résistance thermique de 2 à 10 fois meilleure qu’un bloc de granulats lourds soit un R de 0.5 à 2 m2K/W (bloc de 20 cm) permettant d’obtenir un R mur de 5 à 6m2K/W (avec isolation rapportée). Ils sont également plus légers (12 à 15 kg contre 17 à 19 kg pour un bloc de béton lourd).
Autres caractéristiques, la résistance à la compression et à l’arrachement. Les blocs de béton lourd présentent une résistance à la compression de 4 MPa (classe B40), la plupart des blocs de béton léger se situant en classe L 25 avec une résistance à la compression de 2 à 3 Mpa.
Certains industriels ont cependant réussi à fabriquer des blocs de béton léger classés L40 utilisables pour des constructions jusqu’en R+3. La résistance à l’arrachement est différente selon le matériau.
Il faut donc utiliser un enduit compatible avec la classe d’arrachement du bloc : RT3 pour les blocs de béton lourd (plus forte classe de résistance à l’arrachement), généralement, RT1 pour le béton cellulaire et RT2 pour les autres blocs de béton léger. »
