Solution n° 1 Les blocs décoratifs
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Leur coloration dans la masse limite une éventuelle évolution de la teinte dans le temps. Ils sont majoritairement utilisés dans le tertiaire, l’hôtellerie, les locaux scolaires… partout ou les contraintes d’entretien et de maintenance sont potentiellement importantes, avec des résultats esthétiques intéressants et une fiabilité certaine. L’usage en habitat individuel est moins développé, alors que ces systèmes représentent un compromis intéressant entre la maçonnerie enduite et la pierre de taille.
Légende : les blocs décoratifs se mettent en œuvre comme n’importe quel bloc béton, hormis une précision plus élevée et un calepinage incontournable.
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À retenir
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Intérêts : esthétique, intégration dans des sites anciens, choix des aspects et teintes, absence d’entretien, coût global.
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Solution n° 2 Les bétons architectoniques
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La réalisation de “beaux bétons” n’est pas réservée aux opérations de prestige.
Légende : La qualité de l’aspect obtenu dépend également du produit de démoulage retenu. |
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À retenir
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Intérêts : pérennité, choix esthétiques infinis, entretien limité.
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Solution n° 3 Les parements rapporté
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Les parements permettent de transformer l’aspect d’une façade ou d’un mur intérieur existant, ou de donner un aspect “pierre” à une façade neuve maçonnée. Ces produits appelés “pierre reconstituée” sont constitués d’agrégats qui varient en fonction de l’aspect recherché.
Légende : Certaines fabrications permettent de traiter les murs dans leur totalité, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. |
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À retenir
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Intérêts : ratio coût, aspect, intégrations dans des sites ou des constructions existantes, facilité de pose, utilisable en rénovation. Limites : vieillissement inférieur à celui d’une pierre naturelle, aspect pouvant être répétitif. |
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INFOS PRATIQUES
Le coût global :
un atout de taille souvent oublié
Tous les matériaux décrits dans cet article présentent un avantage de taille?: ils suppriment dans le temps les opérations régulières de ravalement. Cela ne signifie pas que des façades ainsi traitées ne nécessitent pas, de temps à autre, un nettoyage à sec ou à l’eau, mais le coût d’entretien sera toujours beaucoup plus limité. Si tout le monde ou presque est d’accord sur ce constat, le “bas blesse” à la réalisation, car l’investisseur est rarement l’exploitant. Néanmoins, les mentalités évoluent doucement. Nombre d’organismes HLM, de maisons de retraites, d’établissements de santé, voir des bailleurs privés qui construisent des maisons ou des petits collectifs destinés à la location, prennent mieux en compte ces considérations. Le choix de matériaux et de produits pérennes nécessitant peu d’entretien, amène des surcoûts limités à la construction de l’ordre de 3 à 5?%, tout en réduisant de 20 à 30?% le coût de la maintenance des façades sur 30 ans.
Adresses utiles
•?FIB (Fédération de l’industrie du béton)
23 rue de la Vanne 92126 Montrouge
Tél.?: 01 49 65 09 09 – Fax : 01 49 65 08 61
• CERIB (Centre d’études et de recherche de l’industrie du béton)
Rue des Longs Réages BP 30059
28231 Épernon Cedex
Tél.?: 02 37 18 48 00 - Fax 02 37 83 67 39

Aujourd’hui, les bétons actuels permettent de réaliser des pièces plus sophistiquées au niveau des formes, plus fines, moins lourdes et présentant des aspects de surface de grande qualité.
Parmi les différents agrégats utilisés, le sable est prépondérant avec une granulométrie choisie en fonction de l’aspect voulu : brut, lisse, à relief plus ou moins marqué, coloré. Les colorants sont généralement à base d’oxyde de fer, et des adjuvants améliorent la résistance à l’eau et au gel. Graviers ou pierres calcaires concassées forment la structure, le lien est assuré par du ciment blanc. La pose se fait par collage. Elle reste très simple mais implique la réalisation d’un calepinage rigoureux. Un support plan est primordial, tout comme une mise en œuvre précise. Sous des aspects proches, les méthodes de fabrication divergent d’un fabricant à l’autre. Weser, par exemple, utilise un béton très sec versé dans un moule métallique, puis comprimé. Une autre approche consiste à couler des agrégats de granulométrie plus importante dans un moule en élastomère, réalisé à partir de moulages de pierres naturelles. Cette technique permet d’obtenir des produits plus élaborés, mais aussi plus coûteux. Une autre méthode, plus “artisanale”, consiste à broyer des roches calcaires blanches : la pâte obtenue est introduite dans un moule puis compressée, le produit obtenu est étuvé et retravaillé à la main pour lui donner un aspect plus naturel. Quelle que soit la technique retenue, l’entreprise n’échappera pas malgré tout au côté répétitif de tout produit manufacturé. Au poseur de prévoir une mise en œuvre permettant d’échapper au maximum à cet effet, tout en sachant qu’il est impossible de s’y soustraire en totalité.